Politique

Le Front de Gauche d'Indre-et-Loire : une souscription après la lourde défaite aux Régionales

Par Xavier Louvel, France Bleu Touraine lundi 4 janvier 2016 à 15:17

Front de Gauche
Front de Gauche © Maxppp - Aurelien Morissard

L'année 2015 aura été douloureuse pour le Front de Gauche d'Indre-et-Loire. En deux élections (départementales et régionales), il vient de perdre ses élus, et surtout son poids électoral. Il lance une souscription, faute des 5% nécessaires pour être remboursé de ses frais de campagne régional.

Le Front de Gauche d'Indre-et-Loire est encore groggy, après des élections qui l'auront marginalisé sur la scène politique. Les communistes ont disparu de l'Assemblée régionale, après le scrutin de décembre. Ils étaient huit élus, dont deux d'Indre-et-Loire jusque là. Il n'y en a plus. Pire : la défaite coûte très chère au parti, près de 300 mille euros en région Centre-Val de Loire, 66 mille euros en Indre-et-Loire, car la défaite est une chose, faire moins de 5% des voix en est une autre. C'est la douloureuse expérience que vit le Front de Gauche. Avec 4,59% des suffrages au 1er tour en Centre-Val de Loire, il n'atteint pas le seuil pour le remboursement des frais de campagne (plafonné à 386 mille euros). Les Communistes d'Indre-et-Loire découvrent à leur dépend cette règle électorale, eux qui n'avait jamais fait moins de 5% à une élection locale, et qui avait toujours eu des élus à la Région depuis 1986.

300 mille euros de factures à combler d'ici le 16 janvier pour la région

Au prorata de la population par département, le Front de Gauche d'Indre-et-Loire doit trouver 66 mille euros, avec une échéance rapide : avant le 16 janvier. 2 jours plus tard, il faudra rendre ses comptes de campagne au niveau national. Dans le département, entre 25 et 30 mille euros auraient déjà été collectés. "A nous de nous débrouiller pour collecter le reste. La Fédération du Parti Communiste Français ne viendra pas nous aider financièrement" dit un cadre en Indre-et-Loire. La Région Centre-Val de Loire n'est pas la seule à devoir trouver rapidement de l'argent pour payer ses factures de matériel électorale. Dans la moitié des régions métropolitaines (Centre-Val de Loire, Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin, Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Bourgogne-France-Comté, Bretagne), le Front de Gauche n'a pas passé le cap des 5%.