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Politique

Phénomène des "tentes" à Toulouse : le maire prend un arrêté anti-bivouac

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Par , , France Bleu Occitanie

Jean-Luc Moudenc annonce la signature de cette mesure avant la fin de la semaine. Objectif : donner un peu plus de moyens à sa police municipale, mais surtout contraindre l'État à agir. Le maire s'en prend aux "associations politisées" accusées d'organiser ces occupations illicites.

Jean-Luc Moudenc, le jeudi 12 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée
Jean-Luc Moudenc, le jeudi 12 septembre, lors de sa conférence de presse de rentrée © Radio France - Julien Corbière

Toulouse, France

Le maire LR de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a annoncé ce matin lors de sa conférence de presse une mesure-choc pour faire face aux phénomènes des tentes installée en centre-ville et sur les grands boulevards. Les Toulousains et les visiteurs le constatent, il y a de plus en plus de campements sauvages d'une ou deux tentes, installées sur des palettes, en particulier sur les grands boulevards autour de la ville historique. Jean-Luc Moudenc estime aujourd'hui à 26 le nombre de tentes installées illégalement sur la domaine public.

Il annonce donc un arrêté "anti-bivouac". Il sera signé d'ici la fin de la semaine et ne concernera que le centre-ville. Il va permettre aux policiers municipaux de verbaliser les occupants de ces campements de fortune. Et surtout ils pourront alerter la police nationale car pour le maire, sur ce sujet-là comme sur d'autres "C'est à l'État de prendre ses responsabilités". En effet, les policiers municipaux n'ont pas le pouvoir de contrôler l'identité, et surtout pas celui de faire évacuer ces campements. Le maire toulousain précise aussi que le préfet n'a pas suffisamment de moyens en Haute-Garonne. C'est donc aussi pour lui une manière de placer le gouvernement face à ses responsabilités.

Un campement de tentes abritant des familles albanaises sur les Allées de Brienne à Toulouse - Radio France
Un campement de tentes abritant des familles albanaises sur les Allées de Brienne à Toulouse © Radio France - Olivier Lebrun

Les associations dans la collimateur du maire

Dans la plupart des cas, ce sont des ressortissants albanais, donc pas des ressortissants européens, qui occupent ces tentes. Un phénomène nouveau depuis un an alors que jusque là, on y trouvait essentiellement de Roumains et des Bulgares. Jean-Luc Moudenc dénoncent les réseaux qui les font arriver en France, mais surtout il s'en prend - sans jamais en citer aucune- aux "associations politisées qui organisent cette occupation illicite sur le domaine public".

Les toulousains septiques sur l’efficacité de cet arrêté anti-bivouac

Des constats d'huissier sont systématiquement demandés par la ville mais avec cet arrêté, la ville de Toulouse compte mettre la pression sur l'État pour agir, et placer ces associations face à leurs responsabilités. Le DAL (Droit Au Logement) est évidemment visé.

"Nous sommes dans la fantasme, aucune association ne conceptualiserait une telle organisation" réagit François Piquemal, qui a récemment quitté ses fonctions de porte-parole de l'antenne toulousaine du DAL (Droit au logement) pour rallier la liste Archipel citoyen aux prochaines municipales.

"Derrière ces attaques, ce sont toutes les associations qui tendent la main qui sont brocardées",  déplore François Piquemal qui dénonce un "appel de pied" électoral du maire de Toulouse .

Les associations militant pour le droit au logement préparent une réponse commune à l'annonce du maire.

Anaïs Garcia , la coordinatrice de Droit au logement à Toulouse est l'invitée de France Bleu Occitanie ce Vendredi matin à 8h15.

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