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Politique
Dossier : Mouvement des gilets jaunes

Discours d'Emmanuel Macron : "un tournant social, un tournant à gauche" pour le sénateur LR Philippe Bas

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Par , France Bleu Cotentin

Pour le sénateur (LR) de la Manche Philippe Bas, les annonces d'Emmanuel Macron sont "assez fortes" mais il s'inquiète de leur financement. L'élu de droite estime que le président a pris un "tournant social, un tournant à gauche".

Philippe Bas, sénateur LR réélu dans la Manche
Philippe Bas, sénateur LR réélu dans la Manche © Radio France - Frédérick Thiébot

Manche, France

Au lendemain du discours d'Emmanuel Macron, le sénateur (LR) de la Manche, Philippe Bas, était l'invité de France Bleu Cotentin ce mardi matin pour décrypter les annonces du président sur le pouvoir d'achat. L'augmentation du SMIC de 100 euros, la défiscalisation des heures supplémentaires, la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités qui touchent moins de 2.000 euros par mois, sont "des mesures assez fortes" pour l'élu mais il s'inquiète de leur financement.

  • Sur la forme, Emmanuel Macron a-t-il su trouvé les mots justes?

Philippe Bas : Pour la première fois il a su exprimer des regrets qui ont eu toute l'apparence de la sincérité. Les mots qu'il a prononcé étaient attendus, nécessaires. Un retour sur lui-même. Maintenant ce sont les actes qui vont compter.

  • Les mesures annoncées, sur le SMIC, la CSG, les heures supplémentaires sont elles les bonnes?

"Ce sont des mesures assez fortes. Le coût n'a pas encore été précisément évalué mais il dépasse sans doute les 12 milliards d'euros. La question de 'comment est-ce qu'on paie' n'a pas été abordée. Le sujet principal en réalité c'est beaucoup plus ce tournant de la politique économique et sociale, un tournant à gauche. Avec une augmentation très très forte de la dépense publique sans que nous ayons à côté, ni un plan d'économie, la recherche de ressources qui ne pèseraient pas sur le pouvoir d'achat. C'est évidemment la quadrature du cercle".

  • Les gilets jaunes, eux, sont dans l'ensemble déçus par l'intervention du chef de l'Etat. Les appels à sa démission continuent. Comment sortir de la crise?

"Comme dans tout mouvement social, il y a ceux qui pensent qu'il faut savoir arrêter un conflit, qu'ils ont déjà obtenu beaucoup même si ce n'est pas assez biens-sûr et qu'avec l'accumulation des violences, les choses ont pris une mauvaise tournure et cela devient trop dangereux. Je crois que cela ont raison. Et puis il y a ceux qui veulent obtenir davantage, qui sont 'jusqu'au boutistes', qui se radicalisent. La demande de démission du président de la République est une demande purement politique. Je comprends ceux qui disent qu'il faut savoir arrêter un conflit, surtout quand il dégénère".

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