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Pierre Hurmic au pouvoir depuis un an à Bordeaux : "Avec moi c'est l'apaisement et pas l'affrontement"

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Par , France Bleu Gironde

Il y a un an, l'équipe de Pierre Hurmic créait la surprise à Bordeaux en mettant fin à 73 ans de règne ininterrompu de la droite et du centre. Quel bilan le nouveau maire EELV tire-t-il de sa première année d'exercice du pouvoir? Interview.

Pierre Hurmic lors de sa conférence de presse consacrée à sa première année de mandature
Pierre Hurmic lors de sa conférence de presse consacrée à sa première année de mandature © Radio France - Florence Pérusin

Il y a un an, l'écologiste Pierre Hurmic arrachait la mairie de Bordeaux, une ville détenue par la droite depuis 73 ans, provoquant un séisme politique. Au soir de son élection, l'élu EELV se disait prêt, avec son équipe "à gouverner intelligemment, écologiquement et socialement". 365 jours plus tard, qu'en est-il ? France Bleu Gironde lui a posé la question.

France Bleu Gironde : Quelles sont selon vous vos plus importantes réalisations en un an ?

Pierre Hurmic : Nous nous sommes efforcés d'être fidèles aux engagements que nous avions pris pendant la campagne, c'est-à-dire mettre la ville de Bordeaux sur la voie de la transition écologique et climatique. Simplement, Bordeaux ne s'est pas faite en un jour, ni en 365, donc au bout d'un an, je ne vous ferai pas un bilan de mandature, mais il y a eu des bifurcations qui ont été prises et qui étaient nécessaires. Après des années de bétonnisation de la ville ou l'on a sacrifié nos derniers espaces de nature, nous avons fait de la végétalisation une priorité. Désormais, les projets immobiliers sont analysés à la lueur de leur impact sur la nature pour respecter notre engagement de zéro artificialisation des sols : nous n'arrêtons pas de construire, mais nous arrêtons de construire sur des espaces de nature. C'était un engagement fort que nous avions pris, et il est tenu. 

Nous avons par ailleurs créé le label "Bâtiment frugal bordelais", qui consiste à discuter avec les promoteurs afin d'établir un modèle de construction éco-responsable, avec des matériaux bio-sourcés, et cela sera intégré au futur PLU de la ville. Cela marche ! Ils sont aujourd'hui nombreux à dire qu'on peut construire autrement dans la concertation. Avec moi, ce sera toujours l'apaisement plutôt que la confrontation. C'est une nouvelle culture que nous voulons mettre en place à Bordeaux.

Vous avez également été confronté cette dernière année à de nombreux problèmes en lien avec l'insécurité ?

Oui, dès notre élection d'ailleurs, non pas que l'insécurité se soit aggravée avec notre arrivée au pouvoir comme certains ont voulu le faire croire. Bordeaux est une ville qui était assez protégée, et la situation s'est dégradée ces quatre ou cinq dernières années, ce sont les statistiques qui le disent. Nous devons en tenir compte, nous avons donc décidé d'engager de nouveaux policiers municipaux et j'ai également obtenu du ministre de l'intérieur 140 policiers nationaux en plus. Mais sans oublier l'autre jambe de la sécurité qui est la prévention pour que Bordeaux devienne une ville plus "sécure".

Certains Bordelais ont l'impression que rien n'a changé dans la ville. Pourquoi selon vous ?

Déjà, je me souviens qu'un mois après mon élection de maire, on me disait déjà : "vous aviez annoncé la végétalisation de la ville mais on ne voit rien !" J'ai dû rappeler le principe de la botanique : on plante en automne, et les arbres poussent au printemps, donc ce n'est pas forcément spectaculaire j'en conviens ! Ce qui est spectaculaire en revanche, c'est le nombre d'arbres que nous avons plantés, c'est d'avoir lancé une vaste politique de végétalisation qui ne se voit pas au bout de six mois. Mais cela va se voir bientôt, dès l'automne prochain !

La crise sanitaire a-t-elle plombé cette première année ? 

Evidemment elle a eu un impact financier très important, mais nous avons réussi à faire tout ce que nous voulions. Ce qui a juste été très frustrant, c'est de ne pas pouvoir aller à la rencontre des Bordelais. La concertation par visioconférence, ce n'est pas très chaleureux, et ce n'est pas idéal. Il nous tardait de pouvoir à nouveau organiser des réunions.

Franchement, entre le drame des Aubiers, la crise sanitaire, le dossier des Girondins de Bordeaux et l'effondrement de la rue de la Rousselle, cela aurait été une année très compliquée pour vous ?

Oui, avec en plus toutes les polémiques allumées inutilement par notre opposition effectivement, je ne dirai pas qu'il s'agit d'un bizutage, mais c'est vrai que ça aura été compliqué. Après ça fait partie du travail de maire, il faut avoir à la fois une vision pour la ville et être sur le terrain pour répondre aux sujets qui s'imposent dans l'agenda et je suis d'accord avec vous, beaucoup de sujets se sont invités à l'agenda, mais là encore cela ne nous a pas empêché de commencer à mettre en oeuvre le programme pour lequel nous avons été élu.

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