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Plan de relance pour la Corse : pas encore examiné, déjà critiqué

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Par , , France Bleu RCFM

Alors que le Plan de relance économique de l'île ne sera débattu à l'assemblée de Corse que la semaine prochaine, la majorité essuie déjà des critiques de l'opposition, notamment sur la forme.

Le Plan de relance économique de la Corse sera débattu à l'assemblée de Corse les 26 et 27 novembre
Le Plan de relance économique de la Corse sera débattu à l'assemblée de Corse les 26 et 27 novembre - DR/

Sur les réseaux sociaux, le groupe Andà Per Dumane de Jean-Charles Orsucci a regretté que la Corse soit la dernière des régions françaises à voter son Plan de relance. Il y a aura deux votes : l'un la semaine prochaine pour les urgences, l'autre fin décembre pour la relance de l'économie. Le groupe macroniste dit ne disposer à ce jour "d'aucun document mis à part un tableau Excel dans lequel figure en bonne place le projet de création d'un logo". Plus largement, il dénonce le fait que les rapports, même lorsqu'il s'agit de dossiers cruciaux et urgents, sont souvent transmis hors-délais aux conseillers territoriaux. 

Un état de fait

Jean-Charles Orsucci, chef de file du groupe Andà Per Dumane : « Nous n’avons reçu qu’un tableau Excel, le plan à débat seulement ce jeudi matin sachant qu’il sera débattu en commission et uniquement la semaine prochaine. Tout ceci en totale rupture avec le règlement intérieur de l’assemblée de Corse, son article 40, qui prévoit que 12 jours avant la session nous devons recevoir les documents. Je suis incapable de me prononcer sur le fond du document, les conseillers ne peuvent pas travailler sur un document lorsqu’ils l’ont le matin à 10h pour se prononcer à 11h, c’est matériellement impossible. Je dénonce un état de fait qui date, cette _utilisation abusive de la procédure d’urgence_, lorsque le président de l’exécutif invoque la crise sanitaire, on ne peut pas se retrancher derrière. Ces dysfonctionnements existaient avant et ne sont pas acceptables pour un fonctionnement démocratique sain de notre institution. »

Jean-Charles Orsucci

Sur ce point, le groupe de droite Per l'Avvene s'est montré aussi très critique. Jean-Martin Mondoloni, son chef de file : « L’opposition plus que la majorité a besoin de temps, elle souffre d’un défaut d’expertise par nature. On ne peut pas examiner du jour au lendemain des rapports aussi importants. Nous avons été très indulgents lorsqu’il s’est agi de caractériser l’urgence pour certains rapports qui n’avaient pas la même incidence, un rapport aussi lourd nous demandait de l’examiner ce vendredi en commission, cela relève d’une chose impossible et on sait que ça va être difficile. Maintenant il faut en arriver au fond et savoir comment collectivement on se met en synergie avec l’État pour défendre nos singularités et faire comprendre au gouvernement que la Corse risque de vivre plus que d’autres régions une crise sociale qui risque de devenir humanitaire. »

Jean-Martin Mondoloni

À la suite de cette interpellation en public, le président de l'assemblée Jean-Guy Talamoni a décidé de réunir la conférence des présidents. Du côté de l'Exécutif, Gilles Simeoni, n'a pas souhaité réagir. "Pas question de polémiquer", a-t-il dit. 

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