Politique

Plus de 160.000 signatures sur une pétition contre un "statut de première Dame pour Brigitte Macron"

Par Julien Baldacchino, France Bleu dimanche 6 août 2017 à 16:04

Brigitte Macron lors du défilé du 14 juillet, cette année
Brigitte Macron lors du défilé du 14 juillet, cette année © AFP - Alain Jocard

Ce dimanche, plus de 160.000 personnes avaient signé une pétition en ligne demandant que l'épouse du président de la République ne dispose pas d'un nouveau statut officiel.

"Contre le statut de première Dame pour Brigitte Macron" : c'est le nom de la pétition qui circule en ligne depuis plusieurs jours, et qui avait récolté, ce dimanche après-midi, plus de 160.000 signatures. Créée par Thierry Paul Valette, qui se dit "artiste peintre et auteur, et citoyen engagé", la pétition affirme qu'il "n'y a aucune raison pour que l'épouse du chef de l'Etat puisse obtenir un budget sur les fonds publics".

"Hypocrisie française" selon Macron

"Dans une période de moralisation de la vie politique française, nous ne pouvons décemment cautionner l'initiative d'un statut spécifique à l'épouse du président Macron", explique le texte de la pétition.

Cela fait référence d'une part à la loi de moralisation politique qui interdit dorénavant aux ministres et aux parlementaires de faire travailler des membres directs de leur famille, et d'autre part à une promesse de campagne d'Emmanuel Macron qui avait déclaré que son épouse aurait "un rôle public" s'il était élu, pour sortir d'une "hypocrisie française".

Tentatives d'amendements des Insoumis

L'auteur de la pétition affirme : "Nous dénonçons toutes les attaques sexistes envers Brigitte Macron et nous ne remettons nullement en cause ses compétences", et explique que l'épouse du président "dispose à l'heure actuelle d'une équipe de deux à trois collaborateurs, ainsi que de deux secrétaires et deux agents de sécurité et cela est suffisant". Pendant la campagne, Emmanuel Macron avait assuré qu'un éventuel statut spécifique de la première Dame ne serait pas "rémunéré par le contribuable".

Durant les débats sur le projet de loi de moralisation, les parlementaires de la France Insoumise avaient défendu un amendement interdisant d'accorder des moyens financiers aux épouses de présidents, tout comme pour celles des ministres et des députés et sénateurs. En vain : la ministre de la Justice Nicole Belloubet avait jugé que le projet de loi "n'était pas un véhicule approprié pour définir ce statut".