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Politique

Municipales : plus de la moitié des maires des Alpes-Maritimes hésite à se représenter

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Par , France Bleu Azur, France Bleu

Dans le département des Alpes-Maritimes, 90 maires de 163 communes hésitent ou ne veulent pas se représenter aux prochaines élections municipales de mars 2020. Les maires se disent usés par la fonction.

Dans les Alpes-Maritimes, 90 maires sur 163 communes hésitent ou ne veulent pas de représenter aux prochaines élections municipales.
Dans les Alpes-Maritimes, 90 maires sur 163 communes hésitent ou ne veulent pas de représenter aux prochaines élections municipales. © Maxppp -

Alpes-Maritimes, France

Ils font partie de ces maires passionnés mais ils sont épuisés. Dans le département des Alpes-Maritimes,90 maires de 163 communes hésitent ou ne veulent pas se représenter aux prochaines élections municipales de mars 2020. Certains parlent d'un malaise profond qui les poussent au découragement

Manque de reconnaissance

Les dossiers qui n'avancent pas, les baisses de dotations de l'État et le manque de reconnaissance ont poussé Philippe Rion, l'ancien maire de Castillon, une commune d'environ 400 habitants au dessus de Menton, à jeter l'éponge. 

"On dit que le maire est une tête à claque, mais c'est surtout une serpillière ! L'État se sert des maires comme d'une serpillière, c'est à dire qu'en fin de compte, les maires ont de plus en plus de responsabilités, avec de moins en moins de moyens. Ce n'est fait que pour dédouaner les services de l'État", s'indigne cet ancien maire qui a démissionné en février 2018, en plein milieu de son deuxième mandat. 

361 maires agressés en 2018

Ceux qui s'accrochent encore n'en peuvent plus également du sentiment d'insécurité qu'ils ressentent au quotidien. Le ministre de la Cohésion des territoires a reçu ce jeudi 12 septembre 10 maires ou adjoints victimes d'agressions dans le cadre de leur mandat. Sébastien Lecornu affirme que 361 maires ont été agressés en 2018, dont 40% physiquement.  

Il a ensuite présenté les mesures contenues dans le projet de loi prochainement examiné au parlement comme l'amélioration de l'assurance de protection juridique (chaque maire en prend une pour lui et son équipe pour que l'assurance prenne en charge les frais juridiques en cas de litiges), et le renforcement du pouvoir des maires en leur donnant un peu de celui du préfet sur les décisions de police par exemple.

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