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Plusieurs associations réunies à Nice pour dénoncer la surveillance technologique des villes
"Technopolice" : c'est la campagne lancée ce lundi par un collectif d'associations. Toutes dénoncent l'utilisation excessive des technologies au profit du contrôle des zones urbaines. Une campagne nationale avec Nice comme point de départ. Une ville "sous surveillance totale" selon les militants.

Tous fichés, tous fliqués à Nice ? C'est ce sur quoi la campagne "Technopolice" va s'interroger ce lundi à Nice. La Quadrature du Net, la Ligue des droits de l'Homme, la Fédération des Conseils des Parents d’Élèves (FCPE) et la CGT lancent une campagne nationale avec la capitale azuréenne comme point de départ. Le but : dénoncer l'utilisation excessive des nouvelles technologies pour surveiller les villes et leurs habitants. Les associations se réunissent dès 11 heures à la "Zonmé" à Nice, rue des Combattants en Afrique du Nord.
La campagne a vocation à éveiller les consciences sur "le développement en France des Smart Cities sécuritaires," explique le collectif. Il dénonce une "utilisation grandissante" des nouvelles technologies pour surveiller les villes. Ce n'est pas un hasard si Nice a été choisie pour lancer la campagne. Plusieurs exemples montrent la volonté d'accentuer la surveillance dans l'espace urbain niçois.
- Les portiques biométriques au lycée "Les Eucalyptus" : le projet est suspendu tant que la CNIL n'a pas rendu son avis sur le sujet. Les portiques sont installés depuis le printemps dernier mais sans leurs caméras. Des associations avaient déposé un recours contre ce projet. Mais au lycée les avis sont très partagés sur la question. C'est un projet de la Région PACA.
- La reconnaissance faciale pendant les grands événements : Nice a testé ce dispositif pendant le carnaval 2019. Pendant trois jours, le logiciel Anyvision avait scanné 5.000 visages depuis une entrée située place Masséna. Et a reconnu ceux des volontaires qui avaient fourni une photo d’identité. Depuis la CNIL demande une "présentation objective et scientifique" à la mairie de Nice sur cette première expérience.
- "Safe City" : une convention sur trois ans pour mettre en relation toutes les données que peuvent recevoir les objets connectés de la ville. C'est encore vague mais il s'agirait de renforcer la sécurité pendant les grands événements et en cas de catastrophe naturelle. Cette convention a été signée en juin 2018 et pour une durée de trois ans. Cela coûte 25 millions d'euros dont 11 financés par la BPI.
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