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Politique

Polémique sur la carte de France des universités : "on ne peut pas laisser Metz être effacée"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

L'éternelle polémique sur la fusion des universités de Lorraine refait surface à cause d'une carte, éditée par la conférence des présidents d'universités, et sur laquelle Metz n'apparaît pas, au contraire de Nancy. Le sénateur François Grosdidier, candidat à la mairie de Metz, crie au scandale.

François Grosdidier
François Grosdidier © Maxppp - Alexandre MARCHI

Metz, France

"C'est la formalisation un peu maladroite d'une politique de fond qui efface Metz de la carte universitaire" : voilà comment le sénateur François Grosdidier, candidat à la mairie de Metz, définit l'édition de cette carte par la Conférence des présidents d'université : une carte de France des sites universitaires, avec Nancy, mais sans Metz. Une carte qu'il a dénoncé, tout comme Dominique Gros, le maire de Metz, ou Jean-Luc Bohl, le président de Metz Métropole.

La Conférence des présidents d'universités lui a répondu sur Twitter, mais François Grosdidier y voit plus qu'un simple oubli, mais bien un symptôme de la fusion des universités de Lorraine. "Metz est reléguée au même rang qu'une délocalisation d'université, au même titre que les IUT de Longwy, de Sarreguemines, de Forbach. La gouvernance est totalement déséquilibrée. Les 9/10èmes des directions opérationnelles sont à Nancy", énumère-t-il.

Mulhouse n'a pas fusionné avec Strasbourg et s'en porte très bien."

Mais pour lui, "le problème est beaucoup plus profond", dit-il, citant par exemple le projet Mista de nouvelle école d'ingénieurs à Metz, toujours à l'arrêt. "Mulhouse n'a pas fusionné avec Strasbourg et s'en porte très bien. Reims existe avec des effectifs largements inférieurs à Metz. On n'a pas respecté cette règle d'une gouvernance équilibrée, avec au minimum une minorité de blocage", regrette François Grosdidier, pour qui la fusion n'aurait pas dû se faire "si les Nancéiens ne respectaient pas le contrat moral qui était passé."

Pour Richard Lioger, il "faut privilégier le dialogue"

Sur la méthode, le député En marche Richard Lioger, et ancien président de l'université de Metz, considère quant à lui qu'il faut "privilégier le dialogue", et tacle au passage ses adversaires politiques - il est, lui aussi, candidat à la mairie de Metz : "la fusion nous a apporté des choses extraordinaires, dit-il. Vouloir se saisir de cette polémique quand on y connait rien, au profit d'une division, c'est vraiment lamentable. La campagne municipale ne doit pas être le prétexte pour défaire des choses qui fonctionnent."

François Grosdidier, invité de France Bleu Lorraine

Mais François Grosdidier lui répond : "Il a mauvaise conscience parce que c'est lui, quand il était président de l'université de Metz, qui a préparé cette fusion. Il l'a fait sans prévoir aucune garantie pour Metz. Et je ne cherche pas à instrumentaliser cette question : j'ai largement assez de sujets à Metz, sur la sécurité, sur la propreté, sur le quotidien des Messins, pour faire campagne sans m'emparer de ce dossier. Mais on ne peut pas laisser Metz être effacée de la carte universitaire."

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