Politique

PORTRAIT | Alain Cadec devient le premier président de droite des Côtes-d'Armor depuis 39 ans

Par Johan Moison, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel jeudi 2 avril 2015 à 15:08

Alain Cadec, président des Côtes d'Armor
Alain Cadec, président des Côtes d'Armor © Maxppp

Dimanche, les Côtes d'Armor ont basculé à droite après 39 ans à gauche. L'eurodéputé UMP Alain Cadec, un proche de François Fillon, âgé de 62 ans, vient d’être élu ce jeudi président du conseil départemental des Côtes d’Armor (32 voix sur 54).

C’est un président au parcours atypique. Bac + 2, ancien représentant de commerce, il vendait des vêtements avant de devenir assureur. "J'ai un peu crevé la dalle à mes débuts, j'ai appris la vraie vie", dit-il avec son franc parlé. Il naît place du Martray dans le centre de Saint-Brieuc. Un peu chahuteur au lycée, il participe aux manifs de 1968 mais comme son père résistant, il admire le Général de Gaulle. Lui, l'homme de droite n'hésite pas à donner 300 euros à son ami le directeur du journal l'Humanité "car c'est important d'avoir une presse d'opinion".

"Je ne suis pas un bisounours mais j'aime les gens" - Alain Cadec

Père de deux enfants et grand père, passionné de sports, Alain Cadec entre en politique à l’âge de 42 ans . Il devient d’abord adjoint à la mairie de Saint-Brieuc  puis conseiller général avant d’être élu député européen en 2009. "Je crois que j'étais fait pour la chose publique" . Aujourd'hui, il préside la commission pêche au parlement européen. "Dans mon bureau je reçois les ministres des 28 pays de l'union, j'ai la chance de faire une belle carrière politique mais tu sais je garde les pieds sur terre ".  Malgré son élection à la tête du conseil départemental, il conservera ce mandat d'eurodéputé. "On peut concilier les deux, c'est une question d'organisation".

Chacun s'accorde pour dire qu'Alain Cadec prend vite la mouche. "Ah oui, je suis un peu extraverti mais je suis comme ça, vous me connaissez, j'ai horreur de me fâcher avec quelqu'un et je ne suis pas rancunier". Avant de conclure : "Je ne suis pas un bisounours mais j'aime les gens".