Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Poste de collaborateur pour le groupe Les Orléanais" au conseil municipal : vrai coût ou manipulation ?

-
Par , France Bleu Orléans

La création, effective depuis janvier, d'un poste de collaborateur pour le groupe "Les Orléanais" au conseil municipal va coûter au contribuable 10 000 € sur 3 mois, affirme la ville d'Orléans. "Démonstration malhonnête" et "tartuferie", répond le groupe dissident.

L'avant-dernier conseil municipal de la mandature a été houleux à Orléans
L'avant-dernier conseil municipal de la mandature a été houleux à Orléans © Radio France - François Guéroult

L'avant-dernier conseil municipal de la mandature a été houleux ce lundi après-midi à Orléans. L'ordre du jour était pourtant allégé, avec des délibérations portant sur les affaires courantes. Mais l'une d'entre elles a mis le feu aux poudres : il s'agit de la "mise à jour du tableau des emplois de la ville". Une façon, pour le groupe majoritaire, de revenir sur la création d'un poste de collaborateur pour le groupe dissident "Les Orléanais" : création actée en décembre dernier, et qui va bien coûter de l'argent public, entend démontrer le groupe majoritaire.

Cela coûte au contribuable environ 10 000 euros sur 3 mois"

Depuis le 1er janvier, le groupe "Les Orléanais" au conseil municipal dispose en effet d'une collaboratrice. Il s'agit en fait d'une ancienne assistante à la DGS, la Direction générale des services de la ville, qui a demandé son détachement jusqu'au 30 mars. La ville a décidé de la remplacer, d'abord provisoirement avec une personne qui était en disponibilité, puis en lançant une procédure de recrutement qui est en cours. Le salaire s'élève à 3 185 € par mois, charges incluses. 

Conclusion : la décision du groupe "Les Orléanais" d'avoir un poste de collaborateur va coûter de l'argent aux contribuables, insiste Muriel Sauvegrain, la 1ère adjointe au maire : "Oui, cela coûte à la ville, car il s'agit d'une création, cela coûte de l'ordre de 10 000 € sur 3 mois. Cette personne occupait un poste à la DGS, nous n'avions pas d'autre choix que de la remplacer. " Dans l’hémicycle, le maire Olivier Carré a enfoncé le clou : "Il faut bien que la boutique tourne !"

Certains feraient bien de balayer devant leur porte"

Une démonstration "intellectuellement malhonnête" rétorque le groupe "Les Orléanais". Qui assure que lorsque la demande d'avoir un collaborateur de groupe a été faite, il y avait eu auparavant la promesse verbale qu'il s'agirait d'un simple transfert de poste, et non pas d'une création - d'autant qu'à l'approche des élections, le travail de la mairie se ralentit.

"On est vraiment dans la manipulation politique, s'indigne Florent Montillot, l'ancien adjoint. Il s'agit d'un transfert de poste, il n'y avait pas besoin de recruter au mois de février un poste supplémentaire à la DGS, ça n'a aucun sens ! Si ce n'est pour faire de l’esbroufe, pour essayer de faire croire à la population que nous représenterions, nous, un surcoût pour la collectivité : on est dans le domaine de la tartuferie, certains feraient mieux de balayer devant leur porte, on l'a vu il y a quelques mois quand on assistait à des dépenses excessives dans certains déplacements... " Allusion, une nouvelle fois, aux dépenses de voyages et d'hôtels d'Olivier Carré dans sa fonction de maire, épinglées par le Canard Enchaîné...

"Tout cela est assez surréaliste, réplique Olivier Geffroy, l'adjoint à la Sécurité. C'est tout à fait original de ne pas assumer sa propre demande d'avoir un poste de collaborateur, qui en soi est parfaitement normale, même si on n'est qu'à deux mois des élections... Ce qu'ils n'assument pas, c'est que cela crée une charge supplémentaire, nous n'avons fait que l'acter, ce qui est d'ailleurs une obligation légale." Il ne reste en tout cas qu'un conseil municipal avant les élections, il aura lieu le lundi 24 février.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess