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Pour Bernard Derosier, la gauche doit "tirer les leçons de ce qu'a fait François Mitterrand"

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Par , France Bleu Nord

Ce 10 mai 2021, cela fait 40 ans que François Mitterrand a été élu président de la République. Invité de France Bleu Nord, l'ancien président du département du Nord, l'ancien socialiste Bernard Derosier, raconte son 10 mai 1981.

Invité de France Bleu Nord, Bernard Derosier, ancien président socialiste du conseil général du Nord, salue la mémoire de François Mitterrand.
Invité de France Bleu Nord, Bernard Derosier, ancien président socialiste du conseil général du Nord, salue la mémoire de François Mitterrand. © Radio France - Cécile Bidault

Il y a 40 ans, François Mitterrand devenait président. Le 10 mai 1981, date historique, puisque c'était la première fois que la gauche accédait au pouvoir au cours de la Ve République. Il restera 14 ans à l'Elysée.

Invité de France Bleu Nord ce 10 mai 2021, Bernard Derosier, qui fut député sous Mitterrand, ancien maire d'Hellemmes, ex-président du conseil général du Nord, se souvient.

France Bleu Nord : quels sont vous souvenirs de ce 10 mai 1981 ?

Bernard Derosier : j'étais à l'époque maire d'Hellemmes, je suivais les opérations électorales dans ma commune. Le soir, lorsqu'à 20 heures est apparu le visage de François Mitterrand, je suis passé par le siège de la fédération socialiste, à Lille, où c'était la grande liesse.  Dans la ville, s'élevait une rumeur impressionnante. Il y avait pour la gauche un retour aux responsabilités, c'était l'aboutissement de toute une stratégie politique. Ensuite, je suis allé à Paris, je suis arrivé vers minuit, où j'ai retrouvé Pierre Mauroy. Il savait depuis plusieurs mois qu'il allait être premier ministre. Il a gardé le secret jusqu'à sa désignation le 21 mai.

Avec le recul, diriez vous aujourd'hui que cet espoir suscité par François Mitterrand a été comblé ou déçu ?

Il a été comblé. Mais le problème pour la gauche, c'est la difficulté de satisfaire l'opinion, qui attend tellement, dans un contexte économique, politique, européen, international, qui ne permet pas d'aller aussi vite qu'on le voudrait. Il y a donc forcément une déception.

La gauche aujourd'hui revendique-t-elle assez l'héritage de François Mitterrand ?

Dans les jours, les semaines qui viennent, avant l'élection présidentielle de 2022, je souhaite qu'on tire les leçons de ce qu'ont fait François Mitterrand et Pierre Mauroy. En 1971, les socialistes se sont engagés dans une stratégie de rassemblement de la gauche. A l'époque elle était un peu moins balkanisée qu'aujourd'hui.

Voyez-vous des points communs entre Emmanuel Macron et François Mitterrand ? Notamment en terme de tactique politique...

C'est exclu. Emmanuel Macron mène une politique libérale, mondialiste, qui s'apparente davantage à ce qu'a mené la droite dans l'histoire de notre pays. Qu'Emmanuel Macron soit un tacticien politique, c'est incontestable. Est-ce que François Mitterrand y reconnaîtrait l'un des siens ? Je ne crois pas, car il était un homme de gauche, persuadé que le progrès social passait par un certain nombre de décision politiques. Je ne vois aucune filiation entre Mitterrand et Macron.

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