Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

À Colombey-les-Deux-Églises puis à Paris, Emmanuel Macron célèbre les soixante ans de la Ve République

jeudi 4 octobre 2018 à 4:32 - Mis à jour le jeudi 4 octobre 2018 à 16:22 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Emmanuel Macron célèbre ce jeudi les soixante ans de la Ve République. Avant Paris, le chef de l'État était à Colombey-les-Deux-Églises, afin d'honorer la mémoire du général de Gaulle, père fondateur de ce régime politique. Le Président a loué les qualités d'un régime qui "permet d'avancer".

Emmanuel Macron devant une Croix de Lorraine géante, à Colombey-les-Deux-Églises.
Emmanuel Macron devant une Croix de Lorraine géante, à Colombey-les-Deux-Églises. © AFP - VINCENT KESSLER

À Colombey-les-Deux-Églises puis à Paris, Emmanuel Macron a célébré ce jeudi les soixante ans de la Ve République. Le chef de l'État a loué les qualités et la solidité de la Constitution promulguée le 4 octobre 1958, à laquelle "il est très attaché", selon l'Elysée. La Ve République permet d'"avancer" malgré les "péripéties" du quotidien comme la démission de Gérard Collomb, a-t-il dit.

Il devrait aussi profiter de cette journée pour "relancer" la réforme institutionnelle qui, après avoir été mise de côté en raison de l'affaire Benalla, doit être de nouveau examinée en janvier à l'Assemblée nationale.

Une longue étape à Colombey 

Le chef de l'État a pris son temps à Colombey-les-Deux-Eglises, en Haute-Marne, où il a visité la maison de la famille de de Gaulle, la Boisserie, avant de saluer les quelque centaines d'habitants et curieux rassemblés sous le soleil dans le petit village. Sans s'exprimer directement sur la crise gouvernementale, Emmanuel Macron a simplement indiqué aux journalistes que le nom du prochain ministre de l'Intérieur serait annoncé "en temps voulu".

Pour Macron, la France se porterait "autrement" si les Français se plaignaient moins 

En discutant avec des habitants, le chef de l'État a répondu de manière très incisive une retraitée, qui se plaignait de sa faible pension. "Le petit-fils du général (de Gaulle) m'a dit tout à l'heure" que la règle devant son grand-père était : 'Vous pouvez parler très librement; la seule chose qu'on n'a pas le droit de faire, c'est de se plaindre'. Je trouve que c'est une bonne pratique qu'avait le général. Le pays se tiendrait autrement s'il était comme ça", a-t-il ajouté. "On ne se rend pas compte de la chance immense qu'on a. On vit de plus en plus vieux dans notre pays en bonne santé", a poursuivi Emmanuel Macron en discutant avec des habitants.

La force de cette Constitution, c'est qu'elle permet d'avancer" - Emmanuel Macron 

Mais lors de cette visite, il  a surtout exprimé son attachement à la Constitution promulguée il y a 60 ans jour pour jour, le 4 octobre 1958, à l'initiative du général de Gaulle. "La force de cette Constitution, c'est qu'elle permet d'avancer", a-t-il expliqué à des journalistes après s'être recueilli devant la tombe du premier président de la Ve République. Cette Constitution "permet d'éviter la tyrannie de l'immédiateté, qui est une absurdité contemporaine. Ce ne sont pas les péripéties du quotidien qui doivent décider pour une nation. Si on regarde tous les jours les péripéties du quotidien, tout ce qui se passe, les sondages, etc... on n'avance plus, on ne fait plus rien", a-t-il ajouté.

Pour Macron, La Constitution ne concentre pas trop de pouvoir dans les mains du Président 

"Non, je ne crois pas", a-t-il par ailleurs répondu à la question de savoir si la Constitution concentrait trop les pouvoirs aux mains du président. "Je crois que ceux qui vont dans ce sens et, comme dirait le général, sautent comme des cabris sur leur chaise pour vouloir une VIe République, n'aiment tout simplement pas l'État et n'aiment pas qu'on décide. Aucun pays n'avance si on ne décide pas. Regardez les pays autour de nous. Ils sont bousculés par les extrêmes ou il devient impossible de passer le moindre texte de loi", a-t-il ajouté.

Une constitution qui a survécu à "huit présidents, 23 Premiers ministres et 1.400 ministres"

Le chef de l'État a par ailleurs vanté la "solidité" et la "souplesse" de la Constitution, qui "a été de très nombreuses fois modifiée" en 60 ans. Présent à Colombey, Jean-Louis Debré, fils de Michel Debré, l'un des initiateurs de la Ve République, a ainsi fait remarquer que la Constitution avait "survécu à huit présidents, 23 Premiers ministres et 1.400 ministres", ce qui "montre son efficacité".

La réforme institutionnelle en toile de fond

En fin d'après-midi, Emmanuel Macron est attendu au Conseil constitutionnel à Paris pour un discours sur cet anniversaire devant quelque 200 invités, dont les anciens présidents Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy. Il saisira cette occasion pour "relancer" sa réforme institutionnelle qui, après avoir été reportée pour cause d'affaire Benalla, doit être de nouveau examinée "en janvier à l'Assemblée nationale", selon l'Élysée. Une quinzaine de présidents de Cours suprêmes étrangères devraient y assister. Il y sera accueilli par Laurent Fabius, le président du Conseil Constitutionnel, pour lequel la Constitution de 1958 a deux qualités : "la longévité et l'adaptabilité". "Ce mélange a permis de résister à beaucoup de crises", a-t-il dit, citant la guerre d'Algérie, Mai 1968 et les cohabitations. 

Dans son discours, Emmanuel Macron va dresser le constat que la France de 2018 "est semblable à celle de 1958 en ce qu'elle souffre d'abord d'une crise de légitimité et d'efficacité, c'est-à-dire de la capacité d'institutions à agir pour répondre aux problèmes de la Nation", a indiqué l'Elysée. Dans ce contexte, il est nécessaire de mener à bien le projet de réforme des institutions dont "la seule boussole" doit être "la capacité à répondre aux enjeux (...) et non les intérêts des institutions en place"

Cette réforme vise à réduire le nombre de parlementaires et à limiter leur nombre de mandats dans le temps, mais aussi dans son volet constitutionnel à supprimer la Cour de justice de la République et à réformer le Conseil supérieur de la magistrature (CSM).

  - Aucun(e)
-