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Politique

Pour Marine Le Pen, le maintien de la candidature de François Fillon est "incohérent"

jeudi 2 mars 2017 à 9:45 - Mis à jour le jeudi 2 mars 2017 à 10:01 Par Marina Cabiten, France Bleu

Dans "Question de méthode" sur France Bleu et LCP, Marine Le Pen a déclaré ce jeudi qu'il revient à François Fillon de décider du maintien de sa candidature à la Présidentielle, même si la présidente du FN trouve ce maintien "incohérent".

Marine Le Pen dans "Question de méthode" le 2 mars 2017
Marine Le Pen dans "Question de méthode" le 2 mars 2017 © Radio France - Capture d'écran

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a affirmé jeudi dans "Question de méthode" sur France Bleu et LCP que c'était à François Fillon de décider du maintien de sa candidature, même s'il est "incohérent" de la maintenir après avoir annoncé un retrait en cas de mise en examen.

"On a vu des mis en examen relaxés, comme moi-même"

La présidente du FN a répété que cette position initiale (retrait en cas de mise en examen) était pour elle "problématique : un candidat à la présidentielle renonce à un principe fondamental de notre droit, la présomption d'innocence (...). On a vu des mis en examen relaxés, moi-même pour les prières de rue, ou Dominique Villepin pour Clearstream." Pour elle, le vainqueur de la primaire de la droite "s'est mis tout seul dans la nasse. Il parle d'un assassinat politique et il indique qu'il va y participer en allant la corde au cou auprès de ses bourreaux". Au final, "il fait ce qu'il veut. Il a une famille politique, c'est à lui et à sa famille politique de décider. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'arrive pas à faire campagne."

Une justice "instrumentalisée"

Alors qu'elle a elle-même utilisé son immunité parlementaire pour refuser de se rendre à une convocation des enquêteurs la semaine dernière dans sa propre affaire d'assistants parlementaires, Marine Le Pen a évoqué une "persécution des opposants politiques". C'est contre cette persécution que, dit-elle, existe l'immunité parlementaire.

La justice a-t-elle été instrumentalisée dans l'enquête qui la concerne sur des assistants parlementaires du FN ? "Oui, je le dis très clairement". "Il y a soit des ralentissements, soit des accélérations, qui font qu'à quelques jours de la présidentielle, il y a moyen de mettre en oeuvre ces affaires judiciaro-politiques", a estimé la présidente du FN. L'eurodéputée pense qu'"un certain nombre de juges d'instruction peuvent faire l'objet de pressions de la part du parquet, et le parquet peut faire l'objet de pressions politiques lui-même de la part du ministère (...). C'est une réalité."

Marine Le Pen a aussi jugé qu'il y avait "politisation d'une partie de la magistrature", notamment le Syndicat de la magistrature.

Retrouvez l'intégralité de l'émission :