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Politique DOSSIER : Les élections européennes 2019

"Pour une renaissance européenne" : découvrez la tribune publiée par Emmanuel Macron

lundi 4 mars 2019 à 21:24 - Mis à jour le mardi 5 mars 2019 à 8:27 Par Kevin Boderau, France Bleu

Dans une tribune intitulée "pour une renaissance européenne" et publiée ce lundi soir dans plusieurs quotidiens régionaux et médias européens, Emmanuel Macron dévoile sa vision de l'Europe autour d'un triptyque : "la liberté, la protection et le progrès".

Emmanuel Macron s'adresse aux européens dans une tribune publiée ce lundi soir
Emmanuel Macron s'adresse aux européens dans une tribune publiée ce lundi soir © AFP - GONZALO FUENTES

Emmanuel Macron lance à sa manière la campagne pour les élections européennes (23 - 26 mai 2019). Dans une tribune publiée ce lundi soir dans les journaux de 28 pays, il aborde des grands thèmes comme le Brexit, la démocratie, l'immigration, la préférence européenne ou l'écologie.

"Remettre à plat l'espace Shengen"

Emmanuel Macron propose de "remettre à plat l'espace Schengen" afin de rétablir "la liberté en sécurité". Le chef de l'Etat préconise en outre "une police des frontières commune et un office européen de l'asile, des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays contribue, sous l'autorité d'un Conseil européen de sécurité intérieure".
"Aucune communauté ne crée de sentiment d'appartenance si elle n'a pas des limites qu'elle protège", plaide Emmanuel Macron

"La frontière, c'est la liberté en sécurité" - Emmanuel Macron

L'espace Schengen est une zone de libre circulation, où les contrôles aux frontières sont abolis en temps normal. Elle est actuellement composée de 26 pays, dont 22 membres de l'UE.

Un "bouclier social" européen

Emmanuel Macron plaide en faveur d'un "bouclier social" européen qui garantirait notamment la "même rémunération sur le même lieu de travail". "L'Europe, où a été créée la sécurité sociale, doit instaurer pour chaque travailleur, d'Est en Ouest et du Nord au Sud, un bouclier social", estime le chef de l'Etat, évoquant une "même rémunération sur le même lieu de travail et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays".
Emmanuel Macron appelle ses partenaires européens à définir un "projet de convergence plus que de concurrence" sur ce volet social, pour "retrouver l'esprit de progrès".
Les propositions égrenées sur ce point par le président français reprennent peu ou prou le projet de "Socle européen des droits sociaux" signé par les 28 Etats membres à Göteborg, en Suède, en novembre 2017.

Une "Banque européenne du climat" pour financer la transition écologique

Emmanuel Macron appelle l'UE à prendre "la tête du combat écologique", proposant la création d'une "Banque européenne du climat" pour financer la transition écologique, et d'une force sanitaire européenne pour "renforcer les contrôles" des aliments. Il propose qu'elle soit portée par le climatologue Jean Jouzel et l'économiste Pierre Larrouturou.
Le président de la République, pour qui l'UE doit "diviser par deux" sa consommation de pesticides d'ici 2025, souhaite également une "évaluation scientifique indépendante des substances dangereuses pour l'environnement", alors que plusieurs agences sanitaires ont été soupçonnées de reprendre trop complaisamment les arguments de la firme Monsanto.

"Une préférence européenne"

Après le veto mis par Bruxelles au projet de fusion Siemens-Alstom, jugé non conforme aux règles de la concurrence, Emmanuel Macron souhaite désormais "assumer (...) une préférence européenne, comme le font nos concurrents américains ou chinois". "Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale", martèle-t-il encore.
Le chef de l'Etat a également mentionné la nécessaire régulation des géants du numérique, alors qu'une taxe sur le chiffre d'affaires des GAFA est dans les tuyaux en France. Il faut créer "une supervision européenne des grandes plateformes", a exhorté Emmanuel Macron en évoquant l'accélération des sanctions en cas d'atteinte à la concurrence ou la transparence des algorithmes.

Main tendue au Royaume-Uni

Tout au long de sa tribune, le président prend aussi soin à ne pas fermer la porte au Royaume-Uni, englué dans un Brexit qualifié "d'impasse", mais restant un partenaire majeur, notamment pour les questions de défense. "Dans cette Europe, les peuples auront vraiment repris le contrôle de leur destin, dans cette Europe, le Royaume-Uni, j'en suis sûr, trouvera toute sa place", écrit Emmanuel Macron.
A l'inverse, le président ne s'étend pas sur le clivage entre progressistes et nationalistes qui a structuré jusqu'ici ses expressions sur l'Europe. "Le message, c'est aussi regardons ce qui nous rassemble. C'est un message d'unité", fait-on valoir à l'Elysée.