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Dossier : Coronavirus Covid-19

Près de 400 Mosellans rassemblés au passage franco-allemand en soutien aux travailleurs frontaliers

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Près de 400 Mosellans se sont réunis ce samedi à la frontière franco-allemande à Spicheren, près de Forbach, en soutien à ceux qui doivent réaliser des tests PCR toutes les 48 heures pour travailler outre-Rhin. La décision de Berlin est vécue par eux comme une injustice.

Des allemands faisaient partie du cortège de soutien aux frontaliers
Des allemands faisaient partie du cortège de soutien aux frontaliers © Radio France - Natacha Kadur

Jusqu'à 400 personnes se sont rassemblées ce samedi à la frontière franco-allemande de Spicheren, près de Forbach, pour dénoncer les mesures de tests obligatoires toutes les 48 heures imposées aux travailleurs frontaliers. Pour beaucoup, cette décision brutale n'est pas à la hauteur du couple franco-allemand.

Béatrice était venue dénoncer les tests imposés aux français qui travaillent en Allemagne
Béatrice était venue dénoncer les tests imposés aux français qui travaillent en Allemagne © Radio France - Natacha Kadur

Ils avaient choisi de brandir les drapeaux des deux nations pour revendiquer le droit de " rester ensemble" , alors que Français et Allemands vivant de chaque côté de la frontière se perçoivent comme appartenant au même bassin de vie

Le test PCR n'est pas un passeport !

Béatrice, qui travaille comme femme de ménage en Allemagne, en est déjà à son dixième test depuis le début de la pandémie : "On n'en peut plus", dit-elle. 

Des Allemands résidant en France faisaient également partie du cortège, comme le mari de Béatrice, qui distribuait des tracts aux automobilistes pour les interpeller : "Le test PCR n'est pas un passeport", tel est le slogan mis à l'honneur lors de ce rassemblement.

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Une injustice au sein de l'Europe 

Christophe Mouynet a rassemblé plus de 3000 personnes sur les réseaux sociaux dans un groupe dédié aux travailleurs frontaliers de ce secteur, dans le quartier de la Brême d'Or : "C'est fini les mines. Aujourd'hui c'est les frontaliers, nous sommes le poumon économique de la région, il faut les aider", explique-t-il.

Les manifestants se sentent stigmatisés par la décision allemande et revendiquent de partager une même région transfrontalière avec leurs voisins sarrois
Les manifestants se sentent stigmatisés par la décision allemande et revendiquent de partager une même région transfrontalière avec leurs voisins sarrois © Radio France - Natacha Kadur

Comme d'autres frontaliers en colère, il se sent abandonné par les pouvoirs publics qui n'ont pas réussi à fléchir la position de Berlin : "Il faut qu'on puisse récupérer la possibilité d'aller travailler en traversant la frontière, c'est le droit que l'Europe nous a donné avec l'accord de Schengen", dénonce-t-il.

Au Luxembourg où il y a énormément de frontaliers, il ne se passe rien - Isabelle, habitante de Forbach

Pour Isabelle, habitante de Forbach, ces mesures ne sont pas à la hauteur du couple franco-allemand : "Au Luxembourg où il y a énormément de frontaliers, il ne se passe rien. Donc cela doit être lié à une mentalité politique qui est propre à l'Allemagne, je ne vois pas d'autre explication. Au sein de l'Europe je trouve ça honteux, de profiter de cette pandémie pour prendre les citoyens en otage", déclame-t-elle, amère. 

Les travailleurs peuvent se faire tester gratuitement en passant la frontière dans le centre de dépistage franco-allemand situé à la Brême d'Or
Les travailleurs peuvent se faire tester gratuitement en passant la frontière dans le centre de dépistage franco-allemand situé à la Brême d'Or © Radio France - Natacha Kadur
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