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Dossier : Elections 2017, mode d'emploi

Présidentielle - 1er tour : Jean-Luc Mélenchon, deuxième force politique de l'Hérault

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Par , France Bleu Hérault
Montpellier, Hérault, France

Jean-Luc Mélenchon reste à la porte du second tour de la présidentielle. Il réalise pourtant une poussée spectaculaire par rapport à 2012. Dans l'Hérault, il arrive même en deuxième position, derrière Marine Le Pen avec 23% des suffrages, trois points et demi de plus que son résultat national.

Le candidat de la France Insoumise emporte 23% des voix dans l'Hérault au premier tour de la présidentielle.
Le candidat de la France Insoumise emporte 23% des voix dans l'Hérault au premier tour de la présidentielle. © Radio France - Marie Ciavatti

A 20h ce dimanche soir, tous les espoirs étaient encore permis. La petite centaine de militants de la France Insoumise s'est rassemblée dans le quartier Port Marianne à Montpellier, dans un restaurant corse, clin d'oeil au peuple insulaire frondeur.

Quelques jours plus tôt, le meeting de la France Insoumise avec l'hologramme de Mélenchon a rassemblé plus de 4.000 personnes à l'Arena de Montpellier. Leur candidat est crédité de 19% dans les sondages, au coude-à-coude avec François Fillon. "Jamais nous n'avons été aussi près d'amener nos idées au second tour, commente une militante, fébrile. Ce serait historique."

Une centaine de militants pro Mélenchon réunis pour la soirée électorale.
Une centaine de militants pro Mélenchon réunis pour la soirée électorale. © Radio France - Ciavatti

"Les deux prochaines semaines vont être horribles"

Mais à 20h, la déception est immense. Jean-Luc Mélenchon réalise le quatrième score de cette présidentielle avec 19.6 % des voix . Eliminé dès le premier tour. Il y a comme un flottement dans l'assistance, un silence. Des jeunes militants sont en larme.

"De la déception et de la colère, dit Camille, 24 ans, engagée dans la campagne depuis quelques mois. Quand on est là tous les jours à tracter sur le terrain, à voir le sourire des gens, forcément on a de l'espoir. Et là quand on arrive au pied du podium, c'est un coup dur". Moins jeune mais tout aussi sonné, Antoine a la voix qui tremble. "Il va falloir digérer ça. Pour moi choisir entre Macron et Le Pen c'est un choc. Les deux prochaines semaines vont être horribles."

"Ce soit on pleure et demain on repart au combat"

Et pourtant, ce résultat est bien au dessus de celui de 2012, où il avait emporté 11% des voix. Il gagne près de 8 points nationalement et fait une poussée spectaculaire dans l'Hérault. Il est à 23% et en tête à Montpellier (31%), à Lodève (29%), Ganges (29%), Pézenas, Saint Pons de Thomières ou encore Grabels.

Après les résultats, les militants entament "l'Internationale" et scandent "résistance"
Après les résultats, les militants entament "l'Internationale" et scandent "résistance" © Radio France - Ciavatti

"Nous nous retrouvons devant le candidat du fric et la candidate de la haine"

Même les responsables commençaient à y croire. "Ces dernières semaines nous sentions une telle vague monter que nous pensions pouvoir, avec un dernier coup de rein, franchir l'étape et arriver au second tour ce qui aurait été un élément considérable, explique René Revol, maire de Grabels et leader de la France Insoumise dans le département.

Or aujourd'hui, nous nous retrouvons devant le candidat du fric et la candidate de la haine et nous ne voulons pas choisir entre les deux". D'ici deux à trois jours, le mouvement va consulter les militants et s'en remettra à leur avis. "Il y aura une consigne, mais pas forcément une consigne de vote", ajoute René Revol.

"Nous pensions qu'avec un dernier coup de rein, nous pouvions nous qualifier pour le second tour". René Revol, l'une des figures de la France Insoumise dans l'Hérault

© Radio France - Ciavatti

"La bataille n'est pas finie. Il va falloir gagner les législatives"

Mais les militants et les responsables ne sont pas tant concentrés sur le second tour que sur les législatives. "Ce que nous avons construit pendant cette campagne, reste. Nous avons repolitisé une génération. Nous avons diffusé nos idées, dit Julien, Insoumis depuis un an".

"La bataille n'est pas finie, lance Jean-Luc Moulette, candidat suppléant pour la 9ème circonscription. Il va falloir gagner les législatives, former des groupes parlementaires très forts. Nous sommes le dernier rempart contre le massacre qui s'annonce. On va se battre pour ça".

Avec les militants, pour cette soirée électorale.

  • Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.
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