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Présidentielle – 1er tour : dans le Loiret, la joie des macronistes, les espoirs du Front National

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Par , France Bleu Orléans
Loiret, France

Les réactions ont été bien différentes au sein des partis politiques loirétains, dimanche, à l'annonce des résultats. De la confiance chez En Marche, de l'espoir au Front National, et des militants de la France Insoumises fiers du score de Jean-Luc Mélenchon.

Le joie au siège d'En Marche à Paris.
Le joie au siège d'En Marche à Paris. © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Au Front National, on espère récupérer les voix des électeurs de François Fillon

Ambiance assez tendue au QG du Front National, dimanche soir. Marine le Pen est pourtant arrivée (légèrement) en tête dans le Loiret. Les militants, une vingtaine au total, ont accueilli la nouvelle avec des cris de joie au sein de la permanence orléanaise du parti. Des réjouissances qu'ils ont vécu entre eux, puisque la presse a été priée de sortir rapidement.

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C'est depuis le trottoir, à 20 heures, que notre journaliste a suivi l'annonce de la qualification de Marine le Pen au second tour. A 20h05, une fois à l'intérieur de la permanence, les militants ont tous décliné les demandes d'interview. Visiblement, consigne a été donnée : seul le secrétaire départemental, Charles de Gevigney, est autorisé à parler. Pour lui, le message est très clair : "Vous n'avez plus ni le Parti Socialiste, ni Les Républicains dans le jeu politique des présidentielles."

"Aujourd'hui, le jeu politique en France, il est entre mondialistes et souverainistes" - Charles de Gevigney

A 20h21, les quelques journalistes présents sont donc priés de laisser les militants faire la fête entre eux. C'est donc par téléphone que nous contactons d'autres membres du Front National. Ludovic Marchetti, conseiller municipal à Amilly et conseiller régional, ne "voit pas des fillonistes aller voter Macron. S'ils sont cohérents, ils voteront automatiquement pour nous."

"Un renversement complet de l'échiquier" - Ludovic Marchetti

Même discours chez Michel Chassier dans le Loir-et-Cher. Le président du groupe FN au conseil régional confie cette anecdote : "Avant le premier tour, sur le terrain, certains électeurs fillonistes nous ont dit que si François Fillon n'était pas présent au second tour, ils voteraient pour Marine Le Pen."

"Une grande partie de l'électorat de François Fillon se reportera sur Marine Le Pen" - Michel Chassier

La joie des pro-Macron

Un an seulement après avoir lancé son mouvement "En Marche", Emmanuel Macron est donc en passe de réussir son pari. Dimanche soir, ses partisans se sont retrouvés au Bowling d'Orléans. Ils étaient une petite centaine, pour la plupart des hommes et des femmes qui n'avaient jamais milité auparavant. Cyril a été l'un des coordinateurs de la campagne dans le Loiret, il n'en revient pas du travail accompli : "On a prouvé que la démocratie pouvait encore exister, que l'élan populaire pouvait avoir lieu."

Je trouve ça fabuleux toute cette énergie. Et en plus, sous le signe de la bienveillance" - Cyril, militant En Marche

Pour Emmanuel Macron, il reste encore à passer le second tour. En cas de victoire, se posera la question de trouver une majorité parlementaire. Emmanuel Constantin, le référent local d'En Marche dans Loiret, a pris la parole. Il rappelle qu'il faudra très vite repartir au combat pour gagner les législatives de juin. Benoit Lonceint en a bien conscience, le patron des Quick et Burger King du Loiret pourrait d'ailleurs être candidat : "Il est important qu'Emmanuel Macron, futur président je l'espère, puisse avoir une majorité parlementaire. Pour voter rapidement, par exemple, la loi de moralisation de la vie politique que tout le monde attend".

Les militants d'En Marche fêtent la première place d'Emmanuel Macron.
Les militants d'En Marche fêtent la première place d'Emmanuel Macron. © Radio France - Patricia Pourrez

Globalement, les soutiens d'Emmanuel Macron sont plutôt confiants, à l'image de Philippe, militant orléanais : "Quand on regarde dans le passé, celui qui a gagné l'élection a toujours eu la majorité. Et si ce n'est pas le cas, on trouvera quand même des gens pour constituer une majorité cohérente." Dès aujourd'hui, Emmanuel Macron va tenter de construire une majorité de gouvernement. Qui sera, a dit-il hier soir, faite de nouveaux visages et de nouveaux talents.

A Orléans et dans la quasi-majorité des villes de l'Agglo orléanaise, c'est le candidat d'En Marche qui l'emporte. Une satisfaction pour Nathalie Kerrien, adjointe à la culture de la Ville d'Orléans. Au sein d'une municipalité de droite, elle avait rallié assez tôt Emmanuel Macron.

"J'ai cru dans cette méthode, dans le fait d'arrêter ce clivage idiot entre la gauche et la droite" - Nathalie Kerrien

La France Insoumise fière de Jean-Luc Mélenchon

Les militants de la France Insoumise, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, s'étaient donnés rendez-vous au Vélo Café d'Orléans. Forcément, à l'annonce des résultats, nombreux sont les déçus. Mais les militants sont tout de même fiers du score de leur candidat. Reste maintenant à choisir pour qui voter au second tour. Jean-Luc Mélenchon a choisi de déléguer aux quelque 450.000 personnes réunies autour de sa candidature le soin de décider d'une éventuelle consigne de vote.

Reportage avec les militants de la France Insoumise.

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Jérôme Schmitt, candidat aux législatives dans la sixième circonscription du Loire, confiait avoir "une petite gueule de bois" au moment de l'annonce des résultats. Il appelle à continuer la lutte et estime que Marine Le Pen et Emmanuel Macron sont tous les deux des candidats "dangereux".

"Macron, c'est le candidat des milliardaires. Le Pen, celle de la haine" - Jérôme Schmitt

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