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Présidentielle - 1er tour : une chercheuse stéphanoise expérimente d'autres manières de voter

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire
Saint-Étienne, France

Et si, dans le futur, nous élisions notre président d'une manière un peu différente? Un scrutin majoritaire à deux tours est en vigueur aujourd'hui, mais pourquoi ne pas changer notre façon de voter? C'est l'objet d'une étude menée lors du premier tour par une chercheuse de l'Université Jean-Monnet.

Un nouveau mode de scrutin est-il possible pour choisir notre Président?
Un nouveau mode de scrutin est-il possible pour choisir notre Président? © Radio France - francebleu

Le premier tour de la Présidentielle était un peu particulier dans certaines communes de l'Isère. Des scientifiques strasbourgeois, grenoblois et stéphanois se sont glissé dans les bureaux de vote pour demander aux électeurs de se prononcer encore une fois, mais de manière un peu différente. C'était le cas à Crolles où Antoinette Baujard (chercheuse au CNRS Gate Lyon-Saint-Etienne) était là pour solliciter ces citoyens.

Une démarche purement scientifique

Après avoir glissé leur bulletin dans l'urne, les électeurs de Crolles ont donc participé à cette expérience en votant une seconde fois par approbation. Soit en mettant une croix devant le nom du ou des candidats qu'ils soutiennent, soit en notant tous les candidats entre 1 et 4, selon leurs préférences. Cette étude n'est pas politique, mais purement scientifique. L'objectif est de savoir si un mode de scrutin peut avoir finalement une influence sur le choix des électeurs. Lors d'expérimentations menées lors des précédentes élections, les résultats n'étaient en effet pas les mêmes. En 2002, Jean-Marie Le Pen n'aurait pas été au second tour avec un scrutin par approbation alors qu'en 2007, François Bayrou aurait été élu.

Des résultats à relativiser, bien évidemment, mais qui prouvent l'intérêt de s'interroger sur notre manière de voter, selon Jean-François Laslier, économiste et politologue.

"Nous devons nous interroger à cause des défauts du scrutin majoritaire à deux tours. Les électeurs sont amenés à s'y demander la signification de leur vote. Faut-il donner mon opinion ou faut-il plutôt que je pèse sur le résultat? Comme il ne faut choisir qu'un seul nom, ces deux raisons sont parfois en contradiction. Il n'existe aucun bon moyen de résoudre ce dilemme. Cela provoque de la frustration chez les électeurs. Le résultat de l'élection ne dépend alors pas uniquement de ce que l'on pense des candidats, mais aussi des anticipations sur le choix des autres."
— Jean-François Laslier

Les résultats de cette expérimentation menée lors du premier tour seront dévoilés en juin prochain. Une étude à laquelle nous pouvons toujours participer sur le site vote.imag.fr.

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