Politique DOSSIER : Le projet de l'A45 entre Saint-Étienne et Lyon

VIDÉO - Présidentielle : Emmanuel Macron pour l'A45 au nom de la mobilité

Par Émeline Rochedy, France Bleu Saint-Étienne Loire jeudi 20 avril 2017 à 10:32

Jean-Noël Barrot, conseiller départemental Modem du canton d'Yssingeaux
Jean-Noël Barrot, conseiller départemental Modem du canton d'Yssingeaux © Radio France - ER

Jean-Noël Barrot représente les habitants de l'Yssingelais au conseil départemental de Haute-Loire. Il fait partie du Modem, qui a rejoint Emmanuel Macron dans cette présidentielle.

France Bleu Saint-Étienne Loire donne la parole aux représentants de tous les candidats à la présidentielle tout au long de cette semaine afin de vous permettre de comparer. Après les représentants de Jean Lassalle et de Nathalie Arthaud mercredi, même formule pour deux nouveaux invités ce jeudi, au nom d'Emmanuel Macron et Jacques Cheminade : une question liée à l'actualité, au moins un point du programme en résonance avec la Loire et la Haute-Loire, avant d'aborder l'A45 et de dresser un bilan de la campagne. Jean-Noël Barrot, conseiller départemental Modem, était en direct dans France Bleu matin à 7h50.

L'actu, dernière émission à onze à la télévision

France Bleu Saint-Étienne Loire : Finalement les onze candidats seront bien à la télévision ce soir, est-ce trop près du 1er tour et du coup très risqué ? Ou finalement rien de tout ça, et c'est la bonne formule, celle d'une émission qui ressemblera le moins à un débat ?

Jean-Noël Barrot : Il y a eu des cafouillages dans les éditons précédentes, c'est un exercice nouveau pour Emmanuel Macron aussi. Mais les sondages d'après-débats ont montré qu'il avait été très convaincant, parfois même le plus convaincant. Et d'une manière générale, je trouve que c'est plutôt intéressant que les citoyens puissent ainsi rencontrer les candidats d'une manière différente.

Un point du programme : les suppressions de poste d'agents publics

FBSEL : Dans le programme d'Emmanuel Macron, il y est question de supprimer 120 000 postes d'agents publics sur la durée du quinquennat dont 70 000 dans la fonction publique territoriale. Vous qui représentez le canton d'Yssingeaux au Conseil départemental de Haute-Loire, y a-t-il vraiment autant de gens, d'agents qui ne font rien ? Autant de postes dont les communes, les départements, les régions peuvent se passer ?

Jean-Noël Barrot : C'est un effort raisonnable, dans la mesure où ça va se produire à travers le non remplacement d'un certain nombre d'agents, que ça va épargner la fonction publique hospitalière, que dans le domaine de la sécurité, 10 000 postes de gendarmes et de policiers vont être créés et que dans l'éducation on va aussi sanctuariser les choses. Mais l'ambition d’Emmanuel Macron, c'est de pouvoir faire des économies afin de pouvoir investir dans l'avenir. Elles doivent être faites de manière raisonnée dans l'administration d'État et les collectivités territoriales. (...) Ça passera par des restructurations notamment grâce au numérique, qui vont nous permettre d'alléger le fonctionnement de l'État et de générer des économies pour que l'argent du contribuable soit alloué directement à de l'investissement pour améliorer la vie et le quotidien des gens.

FBSEL : Il est question encore de baisser les dotations de l'état mais ce serait avec un contrat avec les collectivités, comment ça se passerait ?

Jean-Noël Barrot : L'idée, c'est de créer une sorte de contexte incitatif. Si vous êtes dans une collectivité qui fait des efforts comme la Haute-Loire pour faire des économies afin d'investir sur les routes, dans les collèges, la baisse des dotations sera peut-être moins importante afin d'inciter les collectivités. Le deuxième aspect, c'est de créer un contrat de mandature, c'est à dire que l'État s'engage sur un certain nombre d'années. Et pour avoir assisté aux travaux du département, c'est important de pouvoir comme ça planifier plusieurs années en avant.

L'A45, oui ou non ?

FBSEL : Faut-il construire une nouvelle autoroute entre Saint-Étienne et Lyon ? Sur le principe, Emmanuel Macron est-il pour ou contre ?

Jean-Noël Barrot : La question de la mobilité est au cœur du programme d’Emmanuel Macron. Sur l'A47, des questions de sécurité se posent. Il fallait que ça cesse. c'est une très bonne chose que laRrégion, le département de la Loire et Saint-Étienne Métropole se soient mis d'accord sur un plan de financement et que donc ce projet puisse progressivement se mettre en œuvre. Cependant la concertation doit se poursuivre et le projet peut encore être bonifié (...), notamment parce que le tracé passe à travers un certain nombre de zones et de sources d'eau potable et peut poser un problème pour la faune.

Bilan de campagne

FBSEL : Quel bilan vous tirez de la campagne d'Emmanuel Macron, qu'a-t-il su montrer, mettre en avant ?

Jean-Noël Barrot : Il a su créer un espoir, l'espoir du renouvellement, c'est à dire les femmes, la société civile, l'arrivée des jeunes dans la politique. La deuxième chose, c'est la moralisation de la vie publique. Et le troisième l'espoir d'un rassemblement des chiraquiens jusqu'aux rocardiens et au milieu des centristes et des humanistes.