Politique

Affaire Penelope : François Fillon défend (à nouveau) son épouse lors d'un meeting à Paris

Par Germain Arrigoni, France Bleu Maine et France Bleu dimanche 29 janvier 2017 à 18:46

François Fillon lors de son grand meeting parisien à La Villette
François Fillon lors de son grand meeting parisien à La Villette © AFP - Eric FEFERBERG

Lors de son grand meeting parisien, François Fillon a défendu dimanche "une justice ferme et rapide", avec une règle "parfaitement claire pour les délinquants" - "un délit" nécessite "une sanction" -, alors que son épouse Penelope est visée par une enquête sur des accusations d'emplois fictifs.

Il tente de tourner la page des affaires. François Fillon a promis dimanche à ses partisans, réunis à Paris pour son meeting de lancement de campagne, d'opposer sa "détermination" et son "cuir solide" à "l'entreprise de démolition", qui a pour but selon lui d'affaiblir sa candidature à l'élection présidentielle d'avril-mai.

Ce meeting, prévu de longue date, a pris un nouveau sens après les révélations parues cette semaine dans le Canard enchaîné sur les emplois potentiellement fictifs de son épouse, Penelope, présente à la Villette.

Comme cette semaine sur TF1, Le candidat Les Républicains à la présidentielle a assuré dimanche qu'il avait "le cuir solide", mais a demandé "qu'on laisse (sa) femme en dehors de ce débat politique." Et d'ajouter : "Plus que ma personne, qui est dans le viseur", "c'est une haute idée de la France qu'on veut abattre en vol."

"A travers Penelope, on cherche à me casser. Moi, je n'ai peur de rien, j'ai le cuir solide. Si on veut m'attaquer, qu'on m'attaque droit dans les yeux, mais qu'on laisse ma femme en dehors de ce débat politique", a poursuivi M. Fillon.

Le couple Fillon, les yeux embués, avait été ovationné par des milliers de militants à son arrivée à ce meeting. Mme Fillon est soupçonnée d'emplois fictifs comme collaboratrice parlementaire de son époux, puis de son suppléant, mais aussi comme salariée de la Revue des Deux Mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, ami de M. Fillon.

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"Un délit" nécessite "une sanction"

"Un délit: une sanction ! Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants", a affirmé M. Fillon lors de son grand meeting parisien à La Villette. Le candidat de la droite veut "remettre de l'ordre dans le chaos français" et plaide pour la sécurité "partout et pour tous" et "une justice ferme et rapide".

"La France unie exige l'autorité de l'Etat, l'autorité de la loi, la nécessité de l'ordre. Il faut mettre les mots sur les actes. Et je rappelle ce que j'ai déjà dit puisqu'il faut bien que ceux qui se jouent des lois l'entendent cinq sur cinq", a-t-il lancé sous les applaudissements. "Un délinquant n'est pas un mineur qui se cherche. C'est un délinquant! Un criminel n'est pas une victime. C'est un criminel!" a ajouté M. Fillon.

"J'aime la France et les Français", a-t-il également clamé, en assurant n'avoir "pas oublié les mots courageux de cet agriculteur qui travaille 70 heures par semaine pour 800 euros par mois".

Lui qui n'est "pas un produit marketing" et dont la "parole n'est pas soufflée par le microcosme" veut s'adresser "à tous les Français", qui sont "formidables" et "le seront encore plus" le jour où "la bureaucratie arrêtera de les emmerder". "Je veux parler pour les chômeurs, les sans-grade, les sans carnet d'adresses, les courageux, tous ceux pour qui le changement est une opportunité de casser le plafond de verre qui fige leur destin", a ajouté l'ancien Premier ministre.

(avec AFP)

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