Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Présidentielle : l'ancien maire PS de Paris Betrand Delanoë apporte son soutien à Emmanuel Macron

mercredi 8 mars 2017 à 10:06 Par Tifany Antkowiak, France Bleu Paris et France Bleu

Bertrand Delanoë, ancien maire socialiste de Paris, a annoncé mercredi sur France Inter qu'il soutenait la candidature d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle.

Bertrand Delanoë apporte son soutien à Emmanuel Macron à la présidentielle par conviction politique et pour faire barrage au Front national.
Bertrand Delanoë apporte son soutien à Emmanuel Macron à la présidentielle par conviction politique et pour faire barrage au Front national. © Maxppp - Delphine Goldsztejn

Bertrand Delanoë a apporté mercredi son soutien à la candidature d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle. Invité de la matinale de France Inter, l'ancien maire PS de Paris a expliqué son choix pour le candidat d'En Marche! : il répond à la fois à une conviction politique et à la volonté de faire barrage au Front national.

"Le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions de socialiste, réformiste, Européen, réaliste, c'est Emmanuel Macron", a déclaré l'ancien maire de Paris, ajoutant qu'il fallait "donner le maximum de force au premier tour au candidat qui peut battre Mme Le Pen". "Je n'appartiens pas à En Marche!, je n'appartiens pas à l'équipe d'Emmanuel Macron, je l'aiderai dans la liberté", a précisé Bertrand Delanoë qui s'est fermement défendu de briguer un poste par ce ralliement au candidat d'En Marche!.

Le programme de Benoît Hamon "pas en mesure de produire du progrès social"

En apportant son soutien à l'ancien ministre de l'Économie, Bertrand Delanoë prend ses distances avec l'actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, qui soutient le candidat PS Benoît Hamon, et qui ne cache pas son inimité à l'égard d'Emmanuel Macron. "Ce n'est pas un candidat de gauche", a-t-elle encore affirmé mardi, jugeant son programme "très proche de celui de François Fillon sur beaucoup d'aspects".

Bertrand Delanoë assure qu'il est ami avec Benoît Hamon "depuis plus longtemps qu' [il ne connaît] Emmanuel Macron", et qu'il ne dira "jamais de mal de la personne de Benoît Hamon". Il juge cependant le programme du candidat PS "dangereux parce qu'il ne rassemble pas la gauche et parce qu'il est philosophiquement, dans le rapport au travail, dans le rapport à l'Europe (...), pas en mesure de produire du progrès social". "L'avantage du programme d'Emmanuel Macron, c'est qu'il est sérieux et crédible sur le plan économique et donc il rend possible des progrès sociaux (...) que ce soit sur la protection des chômeurs, sur les minimas sociaux, sur la protection des plus faibles", ajoute l'ancien maire de Paris.

Satisfaction d'Emmanuel Macron, inquiétude dans le camp Hamon

Emmanuel Macron s'est dit mercredi "très satisfait" du ralliement de Bertrand Delanoë à sa candidature, il estime que l'ancien maire de Paris "a pleinement sa place chez les progressistes".

Dans l'entourage de Benoît Hamon en revanche, le soutien apporté par l'ancien maire de Paris au candidat d'En Marche! a été sévèrement accueilli. La députée de Moselle Aurélie Philippetti, porte-parole du candidat socialiste, a notamment dénoncé une "trahison" du vote de la primaire. En privé, nombreux sont les ministres qui font part de "leurs doutes". "La question du vote utile est posée", confie un poids lourd du gouvernement, inquiet d'un éventuel second tour opposant Marine Le Pen à François Fillon, donné à ce stade en troisième position derrière Emmanuel Macron dans plusieurs sondages.

A droite, plusieurs responsables y voient une preuve supplémentaire de l'orientation à gauche d'Emmanuel Macron. "Je vois bien qu'il va y avoir un recyclage des caciques socialistes chez Macron et que tout ça fait dériver son projet vers une gauche socialiste", raille ainsi l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.