Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Présidentielle : le président du conseil départemental de Haute-Savoie Christian Monteil parraine Alain Juppé

vendredi 3 mars 2017 à 16:09 Par Bleuette Dupin, France Bleu Pays de Savoie

Le président du Conseil départemental de la Haute-Savoie Christian Monteil a envoyé ce vendredi matin au Conseil constitutionnel son parrainage pour la présidentielle. Il appelle au retour d'Alain Juppé pour porter la candidature de la droite et du centre à la place de François Fillon.

Le président divers-droite du conseil départemental de la Haute-Savoie Christian Monteil souhaite qu''Alain Juppé porte désormais le programme de la droite à la présidentielle
Le président divers-droite du conseil départemental de la Haute-Savoie Christian Monteil souhaite qu''Alain Juppé porte désormais le programme de la droite à la présidentielle © Maxppp - Grégory YETCHMENIZA

Annecy, France

il avait soutenu Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre en novembre dernier. A l'issue du vote des militants et sympathisants, Christian Monteil s'était rangé derrière François Fillon "tout en considérant que son programme était un peu trop dur ". Ce vendredi matin, le président du Conseil départemental de la Haute-Savoie a envoyé au Conseil constitutionnel son parrainage pour la présidentielle en faveur d'Alain Juppé.

"Il s'agit de gagner une élection"

Christian Monteil explique sa démarche : "depuis un mois, ce n'est plus possible, on est en train de s'enliser dans des affaires. Et même si François Fillon est attaqué de façon beaucoup trop dure, sa candidature a perdu tout son crédit. Je fais partie de ceux qui se retournent vers Alain Juppé en lui demandant d'être disponible et de se lever dès que François Fillon aura décidé de se retirer, parce que c'est ainsi que l'on doit agir. Je ne suis pas un homme de parti, j'ai écouté ma conscience pas celle des partis. François Fillon a annoncé son départ s'il était mis en examen, il affirme le contraire il y a quelques jours. Ce mensonge lui a été fatal parce qu'il reprend sa parole. Certes il a été beaucoup trop harcelé mais aujourd'hui il s'agit de gagner une élection."

Pour Christian Monteil, François Fillon n'a plus les moyens de poursuivre

Le discours de François Fillon, avec l'annonce de sa convocation le 15 mars devant les juges d'instruction pour une possible mise en examen, a été l’élément déclencheur. Mardi de nombreux élus des deux Savoie étaient au Salon de l'agriculture pour la journée des Savoie. "Nous étions suspendus à ses déclarations, explique Christian Monteil. Nous étions une bonne partie à imaginer qu'il allait déclarer son retrait et passer la main, donner un signe à Alain Juppé. Ça n'a pas été fait. " Il ajoute avoir attendu le discours de ce jeudi soir (à Nîmes), "un discours formel et dur à certains moments. Il n'a plus les moyens de poursuivre et surtout il va entraîner la candidature de droite, divers-droites, et du centre pour peu qu'il en reste encore, dans un gouffre."

Ce parrainage, comme un signe à l'intention des autres élus de Haute-Savoie

Ce parrainage pour Alain Juppé est aussi un encouragement que cet élu divers droite, jamais encarté à aucun parti politique depuis son premier mandat de maire en 1989 à Seyssel, veut envoyer à ses collègues élus de Haute-Savoie. "Faute de quoi", ajoute Christian Monteil, "on devra probablement choisir entre le Front National et Monsieur Macron, mais ni l'un ni l'autre ne me conviennent." Ce vendredi il s'entretient avec deux maires du canton de Saint-Julien-en-Genevois, Frangy, Seyssel qui disent "ne pas savoir quoi faire".