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Présidentielle : le second quinquennat Macron commence officiellement ce samedi

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le second quinquennat d'Emmanuel Macron s'est officiellement ouvert dans la nuit de vendredi à samedi, à minuit. Il "ne sera pas la continuité du quinquennat qui s'achève", avait promis le président lors de son discours de victoire.

Le président français Emmanuel Macron lors de la cérémonie pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions à Paris ce 10 mai.
Le président français Emmanuel Macron lors de la cérémonie pour la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions à Paris ce 10 mai. © Maxppp - Stephane Lemouton

Le premier quinquennat d'Emmanuel Macron s'est terminé officiellement vendredi soir à minuit, pour s'ouvrir sur un second mandat. Au soir de sa réélection, le président de la République avait promis d'instaurer pour les cinq ans à venir une "méthode" de gouvernance "refondée" et assuré que le vote de électeurs qui s'étaient rendus aux urnes pour faire barrage à l’extrême droite "l'obligeait". "Cette ère nouvelle ne sera pas la continuité du quinquennat qui s'achève", avait promis le président sortant lors de son discours de victoire. 

Un nouveau Premier ministre qui se fait attendre

Cette nouvelle ère s'ouvre donc... avec un léger contre-temps puisque persiste l'attente de la nomination du successeur de Jean Castex, qui restera à son poste de Premier ministre au moins jusqu'à dimanche soir. Alors que le chef du gouvernement devait honorer un dernier déplacement dimanche avec la canonisation au Vatican de l'explorateur français Charles de Foucauld, devenu prêtre et ermite, ce voyage a été annulé. En effet, Jean Castex restera finalement en France car Emmanuel Macron se rend dimanche à Abou Dhabi pour rendre hommage au président des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, décédé vendredi à l'âge de 73 ans.

Le Premier ministre devrait présenter la démission de son gouvernement dimanche soir ou lundi matin. Il continuera tout de même à s’occuper des affaires courantes du pays jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement. Il n'y a donc aucune vacance du pouvoir. 

"Le supplice devient long", ironise Patrick Kanner, ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports sous François Hollande, invité ce vendredi sur franceinfo. En théorie, le Premier ministre peut continuer à expédier les affaires courantes jusqu'aux législatives des 12 et 19 juin.

Matignon annonce par erreur la démission du gouvernement sur son site internet

La démission du gouvernement a été annoncée par erreur ce samedi matin sur le site officiel du gouvernement, a appris franceinfo. 

Le site est géré par le service d'information du gouvernement (SIG). Il s'agit d'une "erreur de manipulation côté informatique, cela n'aurait pas dû arriver", indique Matignon à France Télévisions.

Dans un message publié sur le site officiel du gouvernement, on pouvait lire "le Premier ministre Jean Castex a présenté la démission de son Gouvernement au président de la République Emmanuel Macron". Cette page, restée visible par le public pendant au moins plus d'une heure samedi matin, a depuis été supprimée. Il est désormais marqué "erreur 403 - accès refusé".

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Emmanuel Macron "ne rame pas, il prend son temps" justifiait lundi Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée nationale, lui aussi invité sur franceinfo. D'autant que le nom du ou de la prochaine Première ministre sera décisif pour le président. Il ou elle devra "compenser" les faiblesses du chef de l'Etat, qui paraît encore "insuffisamment à l'écoute, parfois méprisant, autoritaire", estime le directeur des études politiques de l'institut Kantar, Emmanuel Rivière, interrgé par l'AFP.  

Emmanuel Macron a assuré lundi à Berlin qu'il savait déjà qui serait son prochain Premier ministre, doté selon lui d'un profil "social", "écologique" et productif". Une femme à Matignon, scénario qui semble avoir la faveur du chef de l'Etat, serait hautement symbolique. La ministre du Travail Élisabeth Borne, la directrice générale de l'Unesco Audrey Azoulay, l'ex-ministre socialiste des Affaires sociales Marisol Touraine.... Plusieurs noms au profil "techno" circulent.

"Apaiser le rejet qu'il dégage"

Une fois le nouveau gouvernement nommé, a priori en début de semaine prochaine donc, à quel type de gouvernance les Français devront-ils s'attendre ? Du côté des électeurs, "l'attente de changement est très forte et les engagements pris par le président seront scrutés de près. Les Français vont le prendre aux mots et aux actes", avertit le président de l'institut Elabe, Bernard Sananès, joint par l'AFP.

Aux actes surtout, car du côté des mots, le chef de l'Etat n'en est pas à sa première promesse de changement : lors de la crise des "gilets jaunes", puis du Covid, il avait promis à chaque fois de se "réinventer". Et même s'il a été réélu face à Marine Le Pen avec 58,55% des voix, l'élection présidentielle n'a pas dissipé les accusations envers le chef de l'Etat, jugé trop "élitiste", "arrogant" et "vertical" par une partie des Français, estime Benjamin Morel, maître de conférences à l'université Paris 2, auprès de l'AFP.

"Il faut apaiser le rejet qu'il dégage, il y a trop de Français crispés contre lui", relève aussi un ancien responsable gouvernemental, même s'il juge ce rejet "un peu irrationnel". "Il faut que Macron Ie trouve le bon équilibre entre la distance et la proximité. Qu'il se débarrasse de cette image d'élite car les gens ont besoin d'empathie", ajoute-t-il.

Pouvoir d'achat et concertation

Pour ce nouveau quinquennat, le président se dit conscient de la "gravité des temps" et promet une "méthode nouvelle" dans "le respect et l'association de tous", Parlement, partenaires sociaux et "forces vives" de la société civile. D'autant que ce nouveau mandat s'ouvre dans un moment où les défis, amplifiés par la guerre en Ukraine, s'accumulent, avec une inflation inédite depuis l'introduction de l'euro et une croissance en berne.

Pouvoir d'achat et évolution du système démocratique font effectivement partie des priorités des Français pour ce second quinquennat, selon la grande enquête réalisée par France Bleu avant l'élection présidentielle auprès d'un million de participants. Deux tendances confirmées plus récemment par une une enquête d'Elabe réalisée du 10 au 11 mai pour BFMTV/L'Express/SFR, dans laquelle les personnes interrogées réclament avant tout du social (50%), notamment la défense du pouvoir d'achat, plus de recours au référendum (29%) et plus de proportionnelle aux législatives (24%).

Les consultations de citoyens, comme le grand débat organisé lors de la crise des "gilets jaunes" ou la convention citoyenne sur le climat, pourraient faire leur réapparition. Mais sur des sujets clivants comme la retraite à 65 ans, ce type de démarche est "beaucoup plus délicat" à mettre en oeuvre car les "risques de retours négatifs" sont grands, pointe Benjamin Morel, maître de conférences à l'université Paris 2. "Pour que ça fonctionne, il faut que les résultats soient concret, insiste Bernard Sananès, président de l'institut Elabe. Si c'est juste une démarche d'écoute, c'est très bien mais ça ne suffira pas".

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