Politique

Présidentielle : les conseils pour faire sa procuration

Par Jade Peychieras, France Bleu Pays d'Auvergne jeudi 20 avril 2017 à 12:30

A la brigade de gendarmerie de Romagnat, l'attente est raisonnable.
A la brigade de gendarmerie de Romagnat, l'attente est raisonnable. © Radio France - Jade Peychieras

Plus que trois jours avant le 1er tour de l'élection présidentielle. Si vous ne pouvez pas vous rendre aux urnes, vous avez peut-être encore une petite chance de faire une procuration.

Ce sera un peu ric-rac, il aurait fallu s'y prendre avant. Mais si votre procuration est postée avant la relève du courrier de ce jeudi soir, elle pourrait encore arriver à temps dans votre mairie.

Dans tous les cas, prenez votre mal en patience. Depuis quelques jours, les guichets ne désemplissent pas. La faute au calendrier : le premier tour de l'élection tombe en pleines vacances scolaires, mais surtout à l'éternelle procrastination, évidemment. (Mais si, vous savez, cette petite tendance que l'on a tous à remettre ce que l'on doit faire au lendemain...)

Résultat : au dernier moment tout le monde s'y met... France Bleu vous donne ses astuces pour arriver à faire sa procuration avant qu'il ne soit trop tard.

Bien choisir le lieu

Un conseil : évitez les gros commissariats, comme celui de Clermont-Ferrand. Devant la porte d'entrée, une dizaine de personnes font la queue en permanence, comme Gabriella : "C'est la 5e fois que j'essaie de faire ma procuration. En centre ville c'est ouvert entre 9h-11h, et 14-16h , et je travaille. J'ai dû prendre une demi-journée de repos pour venir faire ma procuration. Heureusement que j'ai la volonté de voter".

A côté de Gabriella, dans la file d'attente, Céline est là depuis trois quarts d'heure : "Ça commence à être long, j'ai un rendez-vous dans une heure, j'espère que j'y serai à temps", s'inquiète-t-elle.

Le commissariat ne désemplit pas. "Depuis samedi dernier, nous sommes à 1h15 d'attente, et le délais augmente car il y a de plus en plus d'affluence", explique le capitaine Caroline Sauvat, elle travaille au commissariat central de Clermont-Ferrand, où quatre personnes sont dédiées aux procurations sept jours sur sept. "Hier, mes collègues ont absorbé 500 demandes. Tout le monde ne peut pas être reçu, et ils reviennent le lendemain".

Des procurations en nette augmentation par rapport au dernier quinquennat, selon elle. "Nous avons dépassé les 6600, c'est déjà plus que sur l'année 2012 dans son ensemble", calcule-t-elle.

Moins de monde à la gendarmerie

Pour éviter la foule, mieux vaut donc privilégier les petites brigades de gendarmerie. A Romagnat, par exemple, même si les électeurs défilent au guichet, l'attente est plus que raisonnable. "Le temps de discuter, il nous faut entre dix et quinze minutes par procuration", assure l'adjudant Christian Vantalon.

Mais attention aux horaires : "Le mieux c'est de venir en milieu de matinée ou en milieu d'après-midi.

Pour gagner du temps, Thibaut, 21 ans, a une autre astuce : "J'ai complété le formulaire sur internet, tout est imprimé, il ne reste plus qu'à signer et mettre la date".

Et attention au coup de tampon, si vous ne voulez pas vivre la même mésaventure que Nicolas : "Je dois refaire ma procuration, car la première n'était pas valide. Il manquait le tampon de la gendarmerie...", raconte-t-il.

Si vous n'habitez pas près d'une brigade de gendarmerie, pensez aussi au tribunal d'Instance, moins bondé que le commissariat.