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Présidentielle : Marine Le Pen en visite surprise à Marseille et Gardanne

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Par , France Bleu Provence, France Bleu
Gardanne, France

En visite surprise à Marseille et Gardanne ce dimanche, Marine Le Pen a fustigé la gestion de l'État dans le cas de l'usine Altéo de Gardanne qui a déversé des millions de tonnes de boues rouges en Méditerranée pendant des décennies.

Marine Le Pen est restée aux portes de l'usine Altéo de Gardanne
Marine Le Pen est restée aux portes de l'usine Altéo de Gardanne © Radio France - Stéphane Burgatt

C'est la nouvelle stratégie de Marine Le Pen : être là où on ne l'attend pas. Ce dimanche, après avoir déposé une gerbe à Marseille en mémoire aux victimes et héros de la déportation la candidate FN s'est rendue devant les grilles de l'usine Altéo de Gardanne, au centre d'une polémique depuis des mois voire des années.

La candidate du Front national a plaidé en faveur d'un "État stratège" aux côtés du privé contre les "boues rouges".

Lors de ce déplacement, auquel seuls quelques médias avaient été conviés, Marine Le Pen n'est pas entrée sur le site lui-même, dont les portes étaient fermées.

Considérant que la campagne du second tour de la présidentielle permettait entre autres de "mettre en avant les problèmes environnementaux et sanitaires et de les relier au choix du modèle économique", elle a défendu sa vision d'une "véritable écologie".

"Il est nécessaire de régler ce problème"

À ses yeux, "l'État stratège" peut "agir main dans la main" avec "le privé" à la fois pour la "protection des emplois" et "pour accélérer le temps nécessaire pour pouvoir mettre en protection nos compatriotes des risques environnementaux".

"À six ou sept ans, je crois que l'État stratège, s'il s'appuie sur une planification avec l'entreprise, peut obtenir une réduction de ces délais" de mise au norme des rejets liquides, a-t-elle estimé.

Alteo, après 50 ans de rejets de "boues rouges" polluantes en Méditerranée, a obtenu fin décembre une nouvelle autorisation préfectorale et un délai de six ans pour mettre ses rejets liquides aux normes. L'usine a modifié ses procédés et ne rejette plus qu'un liquide filtré, qui a abouti, selon Alteo, à une réduction du flux de métaux rejeté de plus de 99%. Mais les opposants continuent de les considérer comme polluant.

La Commission européenne a récemment demandé des explications au gouvernement français sur l'autorisation donnée à l'usine de rejeter des déchets dans le Parc national des calanques.

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