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Dossier : Elections 2017, mode d'emploi

Présidentielle : "On ne peut plus faire comme si rien ne s'était passé" confient des socialistes héraultais

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Par , France Bleu Hérault
Montpellier, Hérault, France

Lendemain de débâcle au Parti socialiste. Benoît Hamon a été éliminé dimanche soir avec un score en dessous de 6% des voix dans l'Hérault. Le regard d'un militant et d'un élu héraultais sur la défaite.

Le PS engrange moins de 6% des voix au premier tour dans l'Hérault.
Le PS engrange moins de 6% des voix au premier tour dans l'Hérault. © Maxppp -

Il s'est engagé au Parti socialiste à 16 ans, avec l'intention de soutenir Ségolène Royal pour la campagne qui s'annonçait. Il est resté après la victoire de François Hollande à la primaire, puis à la présidentielle. À 22 ans, le voilà responsable des Jeunes Socialistes dans l'Hérault.

Bastien Frayssinoux est comme tout militant socialiste, sonné au lendemain de la défaite de Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle. Mais pas question de quitter le navire.

"On a eu le sentiment de défendre un vrai projet de gauche."

"La question de savoir si je vais quitter le parti, on me la pose chaque année depuis que je suis au PS. Je trouve qu'elle est fatigante. L'enjeu n'est pas de déserter mais de défendre nos idées. On a eu le sentiment de défendre un vrai projet de gauche et c'est un côté positif de cette campagne".

"L'enjeu c'est pas de déserter c'est de continuer à se battre pour nos idées."

L'ironie pour ce jeune militant, c'est d'encaisser une telle défaite, avec un projet auquel il croyait, bien plus qu'en 2012. "On n'a jamais eu autant de gens qui sont venus militer, alors qu'on sortait d'un quinquennat très difficile, qui a divisé la gauche, déçu beaucoup de citoyens. Nous avons vu les gens venir vers nous à nouveau, qui croyaient au discours de Benoît Hamon."

Bastien Freyssinoux, six ans d'engagement socialiste, aujourd'hui responsable des MJS pour l'Hérault.
Bastien Freyssinoux, six ans d'engagement socialiste, aujourd'hui responsable des MJS pour l'Hérault. © Radio France - Marie Ciavatti

Quel avenir alors pour le PS, après les trahisons, désertions, les divisions qui ont déchiré le parti pendant la campagne ? "Si on n'est pas capables de se rassembler dans ce moment qui est l'un des plus importants dans la vie démocratique d'un parti et même d'un pays, c'est grave, c'est qu'il y a un problème".

"Non le PS n'est pas mort."

L'heure de la refondation est venue mais pas encore le chant du cygne. "Non le PS n'est pas mort. Le PS, c'est des élus locaux, des régions, des départements, des militants. Après il y a une forme de désarroi. On se demande ce qu'on va faire alors que la situation est inédite. On n'a jamais vu le parti aussi bas, alors que pour nous c'était le meilleur projet qu'on pouvait avoir. On s'aperçoit qu'il y a un décalage et qu'on doit se remettre en cause". Mais la refondation du parti attendra encore un peu: les militants vont devoir repartir au front dès demain pour les législatives.

"Il y a une forme de désarroi"

"Quand vous avez un joueur qui marque contre son camp, vous ne le gardez pas dans votre équipe." Michaël Delafosse, conseiller municipal d'opposition à Montpellier

Le constat n'est pas si différent pour Michaël Delafosse, conseiller municipal d'opposition socialiste à Montpellier, au PS depuis ses 15 ans. "On peut plus faire comme si rien ne s'était passé. On a eu un acte de déloyauté lors de la primaire de la part de Manuel Valls. Et on a toujours pas répondu, c'est vous dire.

Il faut que ça change en profondeur pour que nous puissions continuer à défendre les valeurs de la gauche. Au lendemain des élections législatives - parce que la priorité c'est d'ancrer le Parlement à gauche - il y aura des propositions, des débats. Travailler à une refondation pour effacer cet échec électoral très dur à vivre, j'en conviens".

Michaël Delafosse, élu socialiste à la mairie de Montpellier

  • Durant toute la durée des campagnes pour l’élection présidentielle et les législatives, France Bleu a choisi de ne pas relayer de sondage sur son site internet. Fidèle à son image de proximité, France Bleu donne la parole au plus grand nombre au travers des reportages réalisés sur le terrain par les rédactions des 44 locales du réseau France Bleu.
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