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CARTE - Canicule : 15 départements en vigilance rouge, 49 en orange

Présidentielle : le "big bang" du premier tour à la une de la presse

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Par , France Bleu

"Big bang", "saut dans le vide" : la qualification pour le second tour de la présidentielle d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen est évoqué dans la presse comme un véritable tournant dans l'histoire politique française.

La presse au lendemain du premier tour de la Présidentielle
La presse au lendemain du premier tour de la Présidentielle - captures d'écran Twitter

Un "big bang" laissant "la droite K.-O." et la gauche à terre, voici comment les titres de la presse post-premier tour de la Présidentielle peuvent se résumer. Le choix des Français de porter Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de la course à l'Élysée est considéré comme un tournant profond sous la Ve République.

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"Ras-le-bol du système"

Éliminer les partis traditionnels de droite et de gauche, un "grand saut dans le vide", écrit le quotidien économique Les Echos, qui retient de ce scrutin l'expression d'un "ras-le-bol du 'système', table rase du passé". "Les électeurs ont choisi dimanche de tourner la page de la vie politique française telle qu'elle était structurée depuis le début de la Ve République", poursuit le journal.

"La droite K.-O.", se désole le quotidien de droite Le Figaro, qui constate qu'"ainsi donc, l'imperdable a été perdu". "Alors que le désir d'alternance, après un quinquennat unanimement jugé calamiteux, n'a jamais été aussi puissant, (la droite) ne sera pas, pour la première fois de son histoire, représentée au second tour de l'élection présidentielle", ajoute le directeur du quotidien de droite, Alexis Brézet.

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En position de favori, celui que Le Parisien/Aujourd'hui en France baptise "la sensation Macron" est désormais "à une marche" du pouvoir, comme le titre à sa Une Libération."Le second tour opposera donc le social-libéralisme au nationalisme, l'ouverture à la fermeture, l'Europe unie à la France seule", explique Laurent Joffrin dans le quotidien de gauche. Mais, nuance aussitôt le patron de Libération, "le FN réalise le score le plus fort de son histoire à une présidentielle. Et si le combat se change en une confrontation peuple-élites, qui peut augurer à coup sûr du résultat ? Dans un décor neuf, tout est possible. Autrement dit, vigilance".

Un "Jamais" sans ambiguïté barrant une photo de Marine Le Pen s'affiche à la Une du journal communiste L'Humanité, qui lance cet appel : "Rassemblons-nous pour lui barrer la route".

Pour la presse étrangère, Macron déjà Président

La presse européenne se réjouissait dimanche soir de la qualification d'Emmanuel Macron, certains journaux estimant néanmoins que la présence de la candidate d'extrême droite représentait "une menace". Le Guardian (centre gauche, en Grande-Bretagne) estime qu'Emmanuel Macron représente "le meilleur espoir d'un grand pays profondément troublé", mais juge que "la menace posée par l'extrême droite n'est pas éteinte". Le Financial Times voit déjà dans le second tour du 7 mai le "couronnement" d'Emmanuel Macron.

Pour le magazine allemand de centre-gauche Der Spiegel, le succès du candidat centriste est "une gifle retentissante pour l'establishment politique. Sa qualification au second tour a balayé, au moins provisoirement, des institutions politiques de longue date, les gaullistes-conservateurs Les Républicains, tout comme les socialistes au pouvoir (du président) François Hollande".

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