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Présidentielle 2022 : Éric Piolle candidat, les réactions à Grenoble des élus et des habitants

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Par , France Bleu Isère

Ce n'est pas une surprise, mais c'est officiel. Éric Piolle, le maire de Grenoble, est candidat à la présidentielle de 2022. Il devra d'abord en passer par les primaires de son parti, EELV, en septembre prochain. Alors, comment les grenoblois et les élus ont-ils réagi à cette annonce ?

Eric Piolle, lors d'une visite à Fréjus, dans le Var
Eric Piolle, lors d'une visite à Fréjus, dans le Var © Maxppp - Philippe Arnassan

Grenoble, une fin de journée, dans le centre-ville. Les parents se promènent dans l'un des parcs de la commune, les terrasses de café sont pleines et certains se pressent pour rentrer chez eux après le travail.

Les Grenoblois partagés

Cet homme, souriant, qui accepte de s'arrêter quelques instants pour répondre à nos questions : "Éric Piolle, candidat ? On s'en doutait. On le voyait partout dans les médias. J'attends de voir son programme. Et puis diriger le pays, ce n'est pas comme diriger une ville. (rires) Enfin, il est pas tout seul, le combat va être rude !"

Assise dans l'herbe, avec son bébé, une jeune femme s'enthousiasme : "J'aime beaucoup notre maire, c'est une bonne personne. Il y a encore du chemin à faire, mais candidat à la candidature, c'est une première étape. _Je le soutiendrai !_"

La tour Perret à Grenoble (Isère) dans le parc Paul-Mistral . Février 2017.
La tour Perret à Grenoble (Isère) dans le parc Paul-Mistral . Février 2017. © Radio France - Laurent Gallien

Ce n'est pas l'avis de ce commerçant, un peu en colère : "Les bras m'en tombent quand j'apprends qu'il parcourt la France pour se faire connaitre ! Qu'il s'occupe d'abord de sa ville. Il a été élu pour ça ! "

Un jeune homme renchérit : "Quand on vit à Grenoble et qu'on voit comment la ville se dégrade, ça me fait doucement rigoler de savoir qu'on a été élu capitale verte européenne!"

Un retraité est, lui, favorable au candidat à la candidature : "Il vient de la société civile, il a travaillé dans l'industrie, il est écolo. D'après les sondages, il a le profil du président que les Français recherchent. Je pense qu'il en a les qualités !"

Bref, vous l'aurez compris, les avis sont partagés, entre ceux qui sont pour sa candidature, ceux qui sont contre et ceux qui s'en moquent, car on en a rencontré : "Je n'ai rien à vous dire. Mes préoccupations, en ce moment, c'est plutôt le Covid " lâche cette passante.

L'hôtel de ville de Grenoble, juillet 2014.
L'hôtel de ville de Grenoble, juillet 2014. © Radio France

Qu'en pensent Émilie Chalas, Alain Carignon et Olivier Noblecourt ?

Et les élus grenoblois ? Qu'en pensent-ils ? Nous avons interrogé les chefs de file de l'opposition à Grenoble, à commencer par Émilie Chalas, députée LREM et élue municipale : "Tout d'abord, dans un souci républicain, _je veux souhaiter bonne chance à Eric Piolle_. Chacun a le droit de se présenter à l'élection de son choix. Et aujourd'hui, faire de la politique, ce n'est pas simple. Mais, après avoir fait un livre, où il expliquait que la transition passait par les villes, et bien, soudainement, il estime que la présidence de la République pourrait être une opportunité pour lui, je trouve qu'on retrouve là la trajectoire d'un homme politique assez ordinaire et c'est assez décevant."

Alain Carignon, ancien maire de Grenoble et élu d' opposition, depuis les dernières municipales, s'indigne : "Eric Piolle a menti aux grenoblois, lors de la campagne des municipales en juin 2020, car il a refusé de répondre quand je lui demandais s'il serait candidat aux élections présidentielles. Le lendemain de son élection, il a disparu de la ville, il ne s'est préoccupé que de sa promotion personnelle. Ce qui fait que Grenoble est abandonnée. On recule en matière de déplacement, de pollution, de sécurité, la ville est sale. Aujourd'hui qu'il officialise son départ, je pense qu'il devrait en tirer les conséquences et démissionner de sa fonction."

Enfin, nous avons demandé à Olivier Noblecourt, chef de file du groupe socialiste à la mairie de Grenoble, dans l'opposition à Eric Piolle, depuis 7 ans, son sentiment : "Pour la Gauche, ce n'est pas une bonne nouvelle car il n'a pas démontré qu'il incarnait un futur désirable pour une Gauche qui soit préoccupée par les questions sociales et par l'écologie concrète. Sous Eric Piolle, Grenoble subit des coupes sombres dans les budgets sociaux, éducatifs, un abandon complet des quartiers populaires. L'entendre dire aujourd'hui qu'il veut placer sa campagne sous le signe de ces quartiers, alors qu'il y fait ses plus mauvais scores électoraux et qu'on ne l'y pas vu depuis des années, tout cela  a un côté un petit peu surréaliste."

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