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Politique

Prévention de la radicalisation à l'école : pour Michèle Victory, il faut former les enseignants

jeudi 17 mai 2018 à 2:58 - Mis à jour le jeudi 17 mai 2018 à 7:55 Par Florence Beaudet, France Bleu Drôme Ardèche

La députée PS du Nord Ardèche a rendu ce mercredi son rapport parlementaire sur la prévention de la radicalisation à l'école. Elle estime que les enseignants sont trop seuls face aux comportements de certains élèves et qu'ils doivent bénéficier de formations initiales et continues.

Michèle Victory en janvier 2018 à sa permanence parlementaire à Annonay
Michèle Victory en janvier 2018 à sa permanence parlementaire à Annonay © Radio France - Florence Gotschaux

Ardèche, France

Quel rôle peut jouer l'éducation nationale pour empêcher des jeunes de basculer dans le terrorisme ? Michèle Victory et la députée LREM de Haute-Garonne Sandrine Mörch ont travaillé durant deux mois sur ces questions. 

Des comportements problématiques dès la primaire

Dans leur rapport parlementaire présenté ce mercredi, elles constatent tous les efforts faits depuis l'attentat de Charlie Hebdo. "Il y a un avant et un après janvier 2015" écrivent-elles. Mais elles soulignent également à quel point les enseignants peuvent être démunis quand un petit garçon refuse de tenir la main d'une fillette à l'école, quand un collégien se bouche les oreilles en classe de musique ou quand un lycéen remet en question la façon dont s'est créé l'univers. 

770 mineurs suivis pour risque de radicalisation en France

Combien d'exemples de ce type ? Impossible à quantifier. Les seuls chiffres disponibles sont les mineurs qui ont fait l'objet d'un signalement pour risque de radicalisation. Ils sont 770 à être suivis actuellement en France. "C'est moins que ce que j'imaginais" glisse la députée ardéchoise. 

Etat des lieux au 30 avril 2018 - Aucun(e)
Etat des lieux au 30 avril 2018 - Extrait du rapport sur la prévention de la radicalisation à l'école

Enseigner le fait religieux

Comment agir en amont pour éviter cette radicalisation ? Une des solutions proposées par les députées, c'est d'assumer de parler des questions qui fâchent avec un enseignement du fait religieux. Pour cela, il faudrait une formation inscrite dans les programmes des Espe (écoles supérieures du professorat et de l'éducation, anciennement Iufm) et de la formation continue pour les enseignants.

Plus de temps et de moyens pour des projets culturels

Les deux députées demandent également davantage de moyens pour permettre aux enseignants d'avoir le temps d'organiser des projets culturels. "Le support du théatre, de la danse, tous les projets artistiques fonctionnent très bien pour aborder ces questions autrement" souligne Michèle Victory.

Les deux députées après avoir présenté leur travail en commission à l'assemblée doivent déjeuner prochainement avec le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer pour lui soumettre leur rapport.

ECOUTER L'interview de Michèle Victory ce jeudi matin sur France Bleu Drôme Ardèche

Le rapport sur la prévention de la radicalisation à l'école