Politique

Primaire de la droite : suivez le deuxième débat en direct vidéo

Par Géraldine Houdayer, France Bleu mercredi 2 novembre 2016 à 19:21 Mis à jour le jeudi 3 novembre 2016 à 17:47

Les sept candidats à la primaire de droite se retrouvent ce jeudi soir pour un deuxième débat
Les sept candidats à la primaire de droite se retrouvent ce jeudi soir pour un deuxième débat © AFP - Philippe Wojazer

Le deuxième débat de la primaire à droite se déroule ce jeudi 3 novembre. Les sept candidats devraient débattre de sécurité, d'Europe et d'éducation. Alain Juppé est toujours en tête des sondages. Suivez le débat en vidéo sur francebleu.fr.

Le deuxième débat de la primaire de la droite se déroule ce jeudi soir, à 20h30, à la salle Wagram à Paris. Il sera diffusé en direct sur BFMTV, RMC, Dailymotion et même iTELE, malgré le 16ème jour de grève de la chaîne. Pour ce deuxième affrontement télévisé, les sept candidats vont débattre de sécurité, d'Europe et d'éducation. Le premier débat, qui portait sur les questions économiques et sociales, n'a pas vraiment fait bouger les lignes. Mais à trois semaines du scrutin, qui se tiendra les 20 et 27 novembre, les stratégies des candidats ont un peu évolué.

> Suivez le débat en direct sur francebleu.fr dès 20h30 :

Alain Juppé creuse l'écart en tête...

Alain Juppé est toujours largement en tête des intentions de vote au premier tour de la primaire. Avec 39% d'intentions de vote, le maire de Bordeaux devance Nicolas Sarkozy à 27 %, de 12 points, d'après un sondage Elabe publié ce mercredi. Loin derrière, François Fillon, à 15 % d'intentions de vote, gagne 4 points et prend l'avantage sur Bruno Le Maire, stable, à 11%. Nathalie Kosciusko-Morizet gagne un point à 5%. Jean-Frédéric Poisson, à 2%, gagne 1 point. Jean-François Copé, à 1%, perd 1 point. Mais un autre sondage, publié par l'Ifop, affirme que l'écart se resserre entre le maire de Bordeaux et l'ancien chef de l'Etat. D'après cette enquête, Alain Juppé totaliserait 37% des intentions de vote et perdrait 4 points, tandis que Nicolas Sarkozy gagnerait 2 points, à 31 %.

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... et engrange de nouveaux soutiens

Mardi 1er novembre, Alain Juppé a enregistré le soutien de Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France. Avant le premier débat télévisé du 13 octobre, le maire de Bordeaux avait enregistré le ralliement massif de nombreux élus centristes. François Bayrou, le maire de Pau, soutient Alain Juppé, mais il a promis de se présenter en 2017 pour faire barrage à Sarkozy , si ce dernier gagne la primaire.

Sarkozy réplique à Bayrou

Nicolas Sarkozy a répondu aux intentions de François Bayrou, qui soutient Alain Juppé. "En 2012, il a voté avec enthousiasme pour François Hollande. Son projet est aux antipodes des idées que je porte, tranche l'ancien Président. Les relations entre les deux hommes se dégradent donc à nouveau. Les soutiens de Nicolas Sarkozy multiplient par ailleurs les attaques contre le centriste : mercredi, ils ont pressé Alain Juppé de clarifier les termes de son rapprochement avec François Bayrou, agitant la menace d'une majorité "otage" d'un centre "girouette" hostile aux réformes.

Poisson nage en eaux troubles

Jean-Frédéric Poisson a jeté un pavé dans la mare, lundi 31 octobre. Le président du Parti chrétien-démocrate a déclaré qu'en cas de duel entre François Hollande et Marine Le Pen au deuxième tour de la présidentielle, il s'abstiendrait probablement. Il n'a pas non plus exclu de voter pour la candidate du Front national, si elle changeait d'avis sur les points majeurs de son programme. Mais il a rappelé que pour le moment, et au vu du programme du Front national, il lui était impossible de voter pour Marine Le Pen. Dans le magazine Valeurs Actuelles, Jean-Frédéric Poisson a aussi estimé qu'il fallait "en finir avec ce "cordon sanitaire" qui n'a ni sens ni raison d'être". "Le FN a changé, c'est incontestable." Qualifiant Robert Ménard, "d'homme courageux", il n'hésite pas à affirmer : "si j'avais été électeur à Béziers en 2014, j'aurais voté pour lui". _Jean Frédéric Poisson s'est aussi illustré par un gros dérapage : le 19 octobre dernier, dans Nice-Matin, il dénonce la"proximité de Hillary Clinton avec les super-financiers de Wall Street et sa soumission aux lobbies sionistes."_ Des mots dont il a ensuite "regretté infiniment" l'interprétation. Le candidat s'est ensuite excusé.