Politique

Primaire de la gauche : Arnaud Montebourg soutient Benoît Hamon, "rien n'est joué" pour Manuel Valls

Par Marina Cabiten, France Bleu dimanche 22 janvier 2017 à 22:51

Benoît Hamon à son QG après son discours, suite à sa victoire au premier tour de la primaire de la gauche
Benoît Hamon à son QG après son discours, suite à sa victoire au premier tour de la primaire de la gauche © Maxppp - Bertrand Guay

Benoît Hamon a remporté dimanche le premier tour de la primaire de la gauche avec 36,21% des suffrages, et affrontera Manuel Valls au second tour (31,19%). Si le soutien d'Arnaud Montebourg, arrivé troisième, donne l'avantage à Benoît Hamon, Manuel Valls estime que "rien n'est joué".

La primaire de la gauche sera remportée par Benoît Hamon ou Manuel Valls, qui s'affronteront dimanche 29 janvier après avoir terminé en tête du premier tour. Sur près d'un million de bulletins dépouillés, Benoît Hamon arrivait en tête avec 36,21% des voix, suivi de Manuel Valls avec 31,19%, l'ancien ministre de l'Education creusant davantage à mesure de l'avancée de la soirée. Suivent Arnaud Montebourg, 3e homme comme en 2011, avec 17,62% des suffrages, puis Vincent Peillon 6,83%. Suivent les candidats qui ne font pas parti du PS, avec 3,83% pour François de Rugy (Parti écologiste), 1,99% pour Sylvia Pinel (PRG) et 1,01% pour Jean-Luc Bennahmias (UDE).

Voici les principales réactions dimanche soir suite à l'annonce de ces résultats.

"Renouveau et espoir" pour Benoît Hamon

"En me plaçant en tête, vous avez adressé un message clair d'espoir et de renouveau, le désir d'écrire une nouvelle page de l'Histoire de la gauche et de la France", a déclaré l'ancien ministre de l'Education.

Les électeurs de gauche (...) ont voté par conviction et pas par résignation, sinon ils ne m'auraient pas placé en tête" - Benoît Hamon

"J'entends bien être à la hauteur de cet engagement, il s'agit maintenant d'amplifier la mobilisation qui s'est opérée lors de ce premier tour, de lui donner davantage de force", a ajouté le finaliste.

Le "choix entre la défaite assurée et la victoire possible" pour Manuel Valls

"Pour le deuxième tour de la primaire, rien n'est écrit", assure Manuel Valls. "Un choix très clair se présente à nous (...) : le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays", estime l'ancien Premier ministre qui ne part pas favori pour le second tour.

Je sais que beaucoup se disent que la victoire à la présidentielle est impossible (...) mais je veux tordre le cou à cette idée" - Manuel Valls

Un rassemblement "impératif" pour Arnaud Montebourg

Les électeurs "ont massivement et sérieusement condamné le quinquennat en refusant de donner à ceux qui ont mené des politiques d'austérité et de dérive libérale le quitus et le soutien qu'ils réclamaient", selon le troisième du scrutin Arnaud Montebourg. "Avec Benoît Hamon, nous avons combattu ensemble, dans le gouvernement, les politiques sociales libérales aujourd'hui désavouées par les électeurs de la primaire, nous avons quitté le gouvernement ensemble, et nous avons veillé ensemble, malgré des désaccords, à ce que nos prises de positions restent complémentaires et compatibles", a ajouté l'ancien ministre avant d'appeler à voter pour Benoît Hamon au second tour, un soutien de poids étant donné son score.

"Amplifier" le vote pour Vincent Peillon

Sans donner de consigne de vote, Vincent Peillon a appelé les électeurs à se mobiliser davantage au second tour, qualifiant la participation du premier tour de "moyenne". "J'appelle les électrices et les électeurs de gauche à amplifier encore leur vote (...) la participation a été (...) moyenne, en-deçà de ce qu'on attendait"

Question de "convictions" pour Sylvia Pinel

Sans surprise, Sylvia Pinel a apporté son soutien à Manuel Valls, qu'elle a cotoyé au gouvernement. "Je proposerai demain matin au bureau national du Parti radical de la gauche, que je réunirai, de soutenir Manuel Valls qui est le plus proche de mes convictions"

L'écologiste François de Rugy, arrivé en cinquième position, a indiqué qu'il proposerait lundi aux finalistes de les rencontrer afin de donner ensuite une consigne de vote.