Politique

Primaire de la gauche : à deux jours du scrutin, le représentant de la Haute autorité en Haute-Vienne est écarté

Par Solène De Larquier, France Bleu Limousin vendredi 27 janvier 2017 à 19:13

A deux jours du second tour de la primaire de la gauche, il y a du remous au sein de la Haute autorité de la Haute-Vienne.
A deux jours du second tour de la primaire de la gauche, il y a du remous au sein de la Haute autorité de la Haute-Vienne. © Maxppp - Christophe Morin

Jean-Claude Peyronnet a été écarté de la haute autorité du PS pour les primaires en Haute-Vienne. Il lui est reproché d'avoir pris position pour Benoît Hamon. L'ancien sénateur reconnaît les faits mais dénonce les pressions au sein de la fédération.

A deux jours du second tour de la primaire de la gauche, Jean-Claude Peyronnet a été démis de sa fonction de représentant de la Haute autorité des primaires de la gauche en Haute-Vienne. Dans un communiqué de presse, le parti socialiste explique que l'ancien sénateur est sorti de son devoir de réserve en s'exprimant publiquement en faveur de l'un des deux candidats. Ce dernier a affirmé cette semaine qu'il avait voté pour Benoît Hamon au premier tour. Le président de la Haute autorité nationale, Thomas Clay, a donc décidé de le suspendre.

La fédération fait pression en faveur de Manuel Valls

Joint par France Bleu, Jean-Claude Peyronnet reconnaît les faits mais dénonce les pressions existantes au sein de la fédération locale en faveur de Manuel Valls. "Il y a deux candidats mais parmi les élus, il n'y a qu'un son de cloche" affirme-t-il. C'est donc pour réagir à ces pressions que l'ancien sénateur a décidé de sortir de sa réserve :

"Il me semble qu'il faut laisser les électeurs voter en leur âme et conscience. Dans un souci de pluralité, j'ai décidé de sortir de ma réserve et de dire que j'avais trouvé une autre voix en votant pour Benoît Hamon. Le souci de pluralité me semblait plus important que mon poste."

Des pressions "anciennes" et "insistantes"

L'ancien sénateur explique que ces pratiques ne sont pas nouvelles et avoue avoir lui-même exercé des pressions dans le passé. "Des courriers sont envoyés aux militants pour les inciter à voter comme les élus le souhaiteraient" affirme-t-il avant d'ajouter :

"J'estime que ces pressions sont des pratiques d'une autre temps. C'est même contre-productif. Après les déconvenues aux élections précédentes, on s'était accordé au sein de la fédération pour cesser cela mais un courrier est arrivé pas plus tard que ce matin."

C'est la parution d'une telle publication, à deux jours du scrutin, qui a décidé Jean-Claude Peyronnet de prendre le risque de son devoir de réserve : "le dernier papier qui est sorti a renoué avec des pratiques anciennes..."

L'ancien sénateur a été remplacé à sa fonction par Pierre Vallin, membre de la Commission départementale de recensement des votes.