Politique

Primaire de la gauche : "Je reste déçu par la participation", avoue le premier secrétaire du PS en Dordogne

Par Morgane Schertzinger, France Bleu Périgord lundi 23 janvier 2017 à 0:35

Jean-Pierre Roussarie et Pascal Deguilhem lors des résultats du premier tour de la primaire de la gauche.
Jean-Pierre Roussarie et Pascal Deguilhem lors des résultats du premier tour de la primaire de la gauche. © Radio France - Morgane Schertzinger - France Bleu Périgord

A l'issu du premier tour de la primaire de la gauche en Dordogne, la plupart des ténors du parti se disent déçus des résultats et du taux de participation, bien plus faible qu'en 2011. En Périgord, 9 000 personnes de moins qu'il y a cinq ans ont fait le déplacement.

Les bureaux de vote périgourdins ont été peu fréquentés ce dimanche 22 janvier, jour du premier tour de la primaire de la gauche. Et les chiffres le confirment : avec 3,92% de votants, soit 12 298 personnes, le parti socialiste fait bien moins qu'en 2011 dans le département, 9 000 électeurs précisément de moins.

La déception, "forcément"

"Je reste déçu par la participation dans ce département où traditionnellement on vote beaucoup", concède Olivier Chabreyrou, le premier secrétaire du parti socialiste en Dordogne. "J'espère que la participation sera plus forte au second tour dimanche prochain." Un second tour où les électeurs devront choisir entre Benoît Hamon et Manuel Valls.

►►► POUR ALLER PLUS LOIN : Primaire de la gauche : Arnaud Montebourg soutient Benoît Hamon, "rien n'est joué" pour Manuel Valls

Et même si Manuel Valls est arrivé deuxième au niveau national et en Dordogne (34,57%), derrière Benoît Hamon (35,73%), et qu'il sera donc au second tour, ses soutiens périgourdins sont quelques peu désenchantés, à l'image du député Pascal Deguilhem. "Quand on soutient quelqu'un et qu'il n'arrive pas en tête, forcément on est déçu." Une déception qui le pousse presque à baisser les bras en vue du second tour dimanche prochain :

La perspective me semble établie : même en gardant l'espoir, il est possible que Benoît Hamon conserve son avantage
— Pascal Deguilhem, député de la Dordogne

ECOUTER | Pascal Deguilhem, déçu de la place de Manuel Valls

La déception se lisait également ce dimanche soir sur le visage de Jean-Pierre Roussarie, le maire de Coulounieix-Chamiers, soutien d'Arnaud Montebourg (19,13%), le troisième homme de ce premier tour. "Le verdict est là", reconnaît-il, "mon champion est troisième, c'est dur à avaler mais je pense qu'il faut s'accrocher." Comme son candidat, Jean-Pierre Roussarie estime qu'il faudra, au second tour, "se rapprocher" de Benoît Hamon.

La victoire des soutiens de Hamon

Benoît Hamon justement, est le grand vainqueur de ce premier tour au niveau national, mais aussi en Dordogne. Ses soutiens, tout en restant plutôt discrets, ont exprimé la joie de voir leur candidat arriver en tête. "Je suis très satisfait", lâche Luc Percheron, son mandataire local. "La campagne avait commencé pour nous en mai dernier et depuis on a fait un travail de fond."

Comme Luc Percheron, la conseillère départementale Nathalie Manet Carbonnière, a misé sur Benoît Hamon et son programme très à gauche : "Je ne crois pas que son projet soit utopiste, c'est un projet visionnaire et rassembleur."

►►► LIRE AUSSI : Primaire de la gauche : en Dordogne, comme au niveau national, Benoît Hamon devance Manuel Valls

Rassembleur au sein du parti socialiste, voire peut-être au-delà à en croire Luc Percheron. "Il n'y a rien dans le programme de Benoît Hamon qui soit rédhibitoire pour quelqu'un qui est au PS ou qui est proche du PS." Le taux de participation dimanche prochain le confirmera ou non.