Politique

Primaire à droite : comment est-elle financée en Franche-Comté ?

Par Anne Pinczon du Sel, France Bleu Besançon jeudi 22 septembre 2016 à 6:00

Des bénévoles font de la mise en pli pour l'organisation de la primaire dans les locaux des Républicains du Doubs
Des bénévoles font de la mise en pli pour l'organisation de la primaire dans les locaux des Républicains du Doubs © Radio France - Anne Pinczon du Sel

La campagne de la primaire de la droite et du centre peut commencer. Les 7 candidats sont officiellement désignés. Dans les fédérations départementales on organise les deux tours du scrutin qui auront lieu le 20 et le 27 novembre. Et tout ou presque est financé par Paris.

On commence à sentir l'effervescence dans les locaux des Républicains. La mise sous pli s'accélère, les réunions se multiplient, les bénévoles vont commencer à tracter. Il ne reste plus que deux mois avant le 1er tour de la primaire de la droite et du centre, qui aura lieu le 20 novembre. Les 7 candidats ont été officiellement désignés par la Haute Autorité pour la primaire. La campagne peut commencer.

Une campagne qui est presque intégralement financée au niveau national. Pour l'instant l'argent est avancé par les banques. Entre 5 et 6 millions d'euros. Cette somme devrait être récupérée grâce aux 2 euros que chaque électeur devra payer à chaque tour. Et s'il y a des bénéfices, ils seront reversés directement sur le compte de campagne du vainqueur, celui qui sera désigné comme candidat à la présidentielle.

Entre 100 000 et 150 000 euros pour la Haute-Saône

"Il n'y a qu'un seul compte, et il est à Paris, on ne multiplie pas les comptes au niveau départemental", confirme Alain Chrétien, député-maire de Vesoul et président du comité départemental de l'organisation de la primaire. "Quand on a une dépense, par exemple si une commune décide de nous louer un bureau de vote, on fait une facture, et on l'adresse à la Haute Autorité qui paye directement. Dans les faits près de 90 % des bureaux de vote sont prêtés gratuitement.

L'impression des bulletins de vote, les cahiers d'émargement, la charte que les électeurs devront signer le jour du scrutin, tout est imprimé à Paris et envoyé dans les départements, sous forme de "kits de vote" qui seront remis aux présidents des bureaux, une semaine avant le 1er tour.

Et les déplacements pour d'éventuels meetings sont pris en charge par chaque candidat.

Les initiatives départementales sont financées par les fédérations.

"Pour un département comme la Haute-Saône, le coût de cette primaire est estimé entre 100 000 et 150 000 euros", explique Alain Chrétien. Et pour le Doubs, c'est presque deux fois plus, puisque "'c'est proportionnel au nombre de bureaux de votes." Mais les fédérations départementales n'ont pas besoin d'avancer l'argent, sauf si elles prennent l'initiative d'organiser quelque chose qui n'est pas prévu au niveau national. C'est le cas de la fédération du Doubs, qui a édité un tract qui explique comment fonctionne la primaire. Et c'est le cas aussi de celle de la Haute-Saône qui va "organiser une campagne d'affichage pour inciter les gens à aller voter, la fédération mettra peut-être entre 3000 et 4000 euros"

Quand le Parti Socialiste avait organisé sa primaire en 2011, grâce au 1 euro versé par les électeurs il avait fait 1 million d'euros de bénéfice une fois les frais de fonctionnement remboursés.

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