Politique

Privé de ses principaux mandats, Vincent Feltesse doit organiser son avenir

Par Yves Maugue, France Bleu Gironde jeudi 17 avril 2014 à 16:34

Le candidat socialiste à l'élection municipale de Bordeaux face à Alain Juppé a perdu gros en mars. A partir de ce vendredi, il ne sera plus président de la Communauté Urbaine de Bordeaux et il a rendu son siège de député à Michèle Delaunay qui a quitté le gouvernement.

C'est ce vendredi matin qu'Alain Juppé va être élu président de la Communauté Urbaine de Bordeaux. Le maire de Bordeaux va succéder au socialiste Vincent Feltesse, en poste depuis juillet 2007. La CUB a largement basculé à droite lors des dernières municipales. Les deux principaux groupes politiques, autour de l'UMP d'un côté, du PS de l'autre, vont signer avant l'élection du président un nouvel accord de co-gestion. Alain Juppé va retrouver un fauteuil qu'il a déjà occupé entre 1995 et 2004. Vincent Feltesse va lui céder la place. Le socialiste n'est plus que conseiller municipal à Bordeaux et conseiller communautaire. Et il s'interroge sur son avenir.

Vincent Feltesse va prendre du recul

Vincent Feltesse a réuni quelques journalistes la semaine dernière pour expliquer comment il compte rebondir. L'objectif est toujours le même. "Je ne vais pas quitter la scène politique bordelaise" explique-t-il. Il vise une revanche en 2020 et la mairie de Bordeaux. Même s'il reconait qu'il va affronter une traversée du désert, il montera un club de soutien dès la rentrée de septembre pour labourer le terrain pendant toute la mandature. Il va prendre également un peu de hauteur, pas convaincu qu'il soit très utile de gesticuler sur les bancs de l'opposition lors des conseils municipaux. Il affirme que "sa parole sera plus rare". Depuis les élections, il n'a accepté que deux interviews : sur France Bleu Gironde et dans le journal Sud Ouest. Vincent Feltesse souhaite également réfléchir, amener des idées neuves au sein du Parti Socialiste. Car il estime que le PS "est un astre mort" , qu'il "n'a pas de projet de société". 

A la recherche d'un emploi

Mais le presque ancien président de la CUB va aussi devoir gérer une contrainte très matérielle. Il va devoir retrouver... un emploi. Ses deux mandats, conseiller municipal de Bordeaux et conseiller communautaire, ne lui apportent pas des revenus suffisants. Il ne retournera pas enseigner à Sciences-Po car, dit-il, "il faut avancer dans la vie". Et il rechigne également à travailler sur Paris où sa carte de visite de responsable de la campagne numérique de François Hollande pourrait lui offrir des opportunités. Car il souhaite rester au plus près de la scène politique bordelaise.