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Politique

Procès de six responsables de la France Insoumise : "C'était plus une garde à vue qu'une perquisition"

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Par , France Bleu Occitanie

A la veille du procès de six responsables de la France Insoumise suite à la perquisition mouvementée du siège du parti en octobre 2018, l'eurodéputé toulousain Manuel Bompard, qui est sur le banc des accusés, donne sa version des faits et sa ligne de défense. Interview.

Manuel Bompard, eurodéputé toulousain de la France Insoumise (archives)
Manuel Bompard, eurodéputé toulousain de la France Insoumise (archives) © Radio France - Alban Forlot

Toulouse, France

C'est un procès qui fait du bruit. Ce jeudi, six membres de la France Insoumise, dont Jean-Luc Mélenchon, comparaissent au tribunal correctionnel de Bobigny suite à la perquisition "mouvementée" au siège de la France Insoumise, à Paris, en octobre 2018.

Lors de cette perquisition, Jean-Luc Mélenchon avait hurlé "Ma personne est sacrée ! (...) La République c'est moi !" face à un policier et un gendarme et les images avaient fait le buzz.

Le leader des Insoumis était hors de lui parce qu'on lui refusait l'accès au siège de son parti. Depuis, il se répand dans les médias pour dénoncer "un procès politique".

L'eurodéputé insoumis toulousain Manuel Bompard, assume la même ligne de défense. Il était l'invité de France Bleu Occitanie ce mercredi 18 septembre à 8h15, en duplex depuis Strasbourg.

"La France insoumise n'a pas été traitée comme les autres"

Manuel Bompard explique : "On va essayer de démontrer que la France Insoumise n'a pas été traitée comme un justiciable lambda ou comme les autres partis politiques."

Les règles de droit élémentaires n'ont pas été respectées pendant cette perquisition. — Manuel Bompard (LFI)

Il insiste sur le fait que ces perquisitions sont dues "à des dénonciations". (de la député frontiste Sophie Montel qui voulait défendre son parti embourbé dans les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen).

"Je n'ai pas vu de perquisition au domicile de M. Jadot ou M. Hortefeux, alors qu'ils étaient dénoncés aussi ", s'étonne-t-il.

"J'étais comme en garde à vue"

Manuel Bompard insiste également sur "la violence" de cette perquisition. 

Pendant la perquisition, je n'avais pas le droit de me déplacer, de communiquer, comme dans une garde à vue. Ce n'est pas la règle et quand j'ai voulu faire valoir mes droits, je suis tombé sur un policier qui était violent. J'ai déposé plainte d'ailleurs auprès de l'IGPN (la police des polices). —Manuel Bompard (LFI)

Et il ajoute :

Il y a eu 3 à 4 minutes d'incompréhension qui tournent en boucle dans les médias mais qui ne correspondent pas à la façon dont s'est déroulée la perquisition. A aucun moment nous n'avons voulu nous opposer à cette perquisition.

REPLAY-  L'interview de Manuel Bompard à revoir et réécouter 

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