Politique

Processus de paix au Pays Basque : 600 élus interpellent le gouvernement

Par Valérie Menut et Céline Arnal, France Bleu Pays Basque vendredi 23 décembre 2016 à 17:23

Une délégation a remis à la sous-préfète de Bayonne un courrier signé par 600 élus basques de tout bord politique.
Une délégation a remis à la sous-préfète de Bayonne un courrier signé par 600 élus basques de tout bord politique. © Radio France - Céline Arnal

Ce vendredi 23 décembre, une délégation d'élus basques de tout bord politique a remis à la sous-préfète de Bayonne, une lettre signée par 600 d'entre eux. Ils demandent au Gouvernement de "s'impliquer dans le processus de désarmement de l'arsenal de l'ETA".

Ils étaient une quarantaine de parlementaires et élus locaux du Pays Basque, en fin de matinée, à se retrouver en sous-préfecture de Bayonne. Des élus de toutes sensibilités politiques, venus de la côte mais aussi de l'intérieur du Pays Basque. Parmi eux, les maires de Bayonne, Biarritz, Hendaye, Mouguerre etc, la sénatrice socialiste Frédérique Espagnac, la députée PS Sylviane Allaux, ou encore le vice-président du Conseil départemental Les Républicains Max Brisson. Cette délégation a remis à la sous-préfète de Bayonne Catherine Séguin, une lettre adressée au Gouvernement, pour lui demander de "s'impliquer dans le processus de désarmement de l'arsenal de l'ETA".

Un courrier signé par 50% des maires du Pays Basque

Ce courrier fait suite à l'arrestation le 16 décembre dernier de cinq personnes à Louhossoa. Des armes et des explosifs ont été saisis. Déférées devant le parquet anti-terroriste de Paris, ces cinq hommes et femmes sont aujourd'hui libres, mais sous contrôle judiciaire, mises en examen pour "port et détention d'armes et d'explosifs en relation avec une entreprise terroriste". Les quelque 600 élus signataires (dont 80 des 158 maires du Pays Basque) du courrier remis ce 23 décembre se disent "interpellés par ces arrestations car il s'agit de personnalités connues de tous, dont l'engagement en faveur de la paix est incontestable, ce dont nous voulons témoigner".

Pour ces élus, la société civile ne doit plus intercéder comme cela a été le cas à Louhossoa. C'est à l'Etat d'agir. Les élus attendent aussi un signe fort en faveur des prisonniers basques.

Vous avez cinq mois pour mettre en place ce que vous n'avez pas mis en place pendant cinq ans. — Anaïs Funosas, présidente de Bake Bidea, s'adresse à François Hollande.

Anaïs Funosas, présidente de Bake Bidea, le collectif en faveur du processus de paix

Le courrier adressé au Gouvernement, signé par 600 élus du Pays Basque - Radio France
Le courrier adressé au Gouvernement, signé par 600 élus du Pays Basque © Radio France - Céline Arnal