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Producteur tabassé à Paris : Darmanin demandera la "révocation" des policiers mis en cause

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Par , France Bleu

Invité du 20h de France 2 ce jeudi, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a annoncé qu'il demandera la "révocation" des policiers mis en cause dans l'interpellation violente d'un producteur de musique à Paris, samedi dernier. Ils ont "sali l'uniforme de la République" a-t-il estimé.

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, invité du 20h de France 2 ce jeudi
Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, invité du 20h de France 2 ce jeudi © AFP - THOMAS COEX

Gérald Darmanin a annoncé jeudi soir qu'il demanderait "la révocation" des policiers mis en cause dans le passage à tabac d'un producteur de musique dans son studio parisien samedi soir. Invité du 20h de France 2, le ministre de l'Intérieur a estimé que ces policiers "avaient sali l'uniforme de la République". 

Trois des policiers mis en cause ont été suspendus à titre conservatoire dans l'après-midi et le Directeur général de la police national a décidé de la suspension d'un quatrième policier dans la soirée, comme le demandait la préfet de police de Paris. Le parquet de Paris a ouvert en outre une enquête contre les fonctionnaires.

Des images "extrêmement choquantes"

Les images des violences contre le producteur "sont extrêmement choquantes", a déclaré Gérald Darmanin. "Dès que j'ai pris connaissance de ce qui s'était passé, j'ai demandé la suspension de ces policiers. Dès que les faits seront établis par la justice, je demanderai la révocation de ces policiers", a poursuivi le ministre.

Il a réaffirmé son soutien "sans faille" aux policiers et aux gendarmes, avec une "contrepartie" : "l'exigence du ministre de l'Intérieur pour le respect absolu de la loi et de la déontologie". "Lorsqu'il y a des gens qui déconnent, ils doivent quitter l'uniforme. Ils doivent être sanctionnés. Ils doivent quitter ce travail. Ils doivent être punis par la justice", a affirmé Gérald Darmanin.

Interrogé sur une éventuelle démission du préfet de police de Paris, Didier Lallement, le ministre de l'Intérieur a répondu : "Je ne suis pas homme qui recherche des fusibles ou des boucs-émissaires".
"Le préfet Lallement, c'est un préfet qui exerce une mission difficile. Je souhaite qu'il continue d'exercer ses fonctions", a-t-il déclaré.

Darmanin auditionné à l'Assemblée nationale 

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sera d'ailleurs auditionné lundi par la commission des Lois de l'Assemblée nationale, après les violences qui ont entaché l'action des forces de l'ordre depuis dix jours, a annoncé jeudi sa présidente.

Violences lors de la manifestation contre la proposition de loi sur la "sécurité globale" près de l'Assemblée nationale le 17 novembre, évacuation d'un campement de migrants place de la République lundi, passage à tabac d'un producteur noir par des policiers : l'audition doit permettre "d'interroger le ministre sur les conditions dans lesquelles les forces de l'ordre ont eu recours à la force lors de différents événements survenus à Paris depuis la manifestation du 17 novembre 2020", a ajouté Yaël Braun-Pivet.

Cette audition, qui aura lieu lundi à 18H15, "s'inscrit dans le cadre de la mission de contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement", a précisé la députée des Yvelines. "Elle portera également sur le contrôle de l'action des forces de sécurité intérieure, l'efficacité des corps d'inspection ainsi que sur les améliorations envisagées dans ce domaine", a complété la présidente de la commission des Lois.

Arrivé en juillet place Beauvau, Gérald Darmanin est sous le feu des critiques après une succession de bavures dont sont accusées les forces de l'ordre, sur fond de controverses autour de l'article 24 de la proposition de loi "sécurité globale" qui prévoit de pénaliser la diffusion malveillante de l'image des policiers et gendarmes.

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