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Politique

Projet de police municipale à Paris, retoquée : la grosse colère d'Emmanuel Grégoire

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Par , France Bleu Paris

Le premier adjoint à la maire de Paris, Emmanuel Grégoire, ne décolère pas. Après le Sénat, c'est l'Assemblée Nationale qui a rejeté, jeudi, un amendement qui devait permettre la création d'une police municipale à Paris. Pour lui, rien d'autre qu'une manoeuvre politicienne orchestrée par LREM.

Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la ville de Paris
Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la ville de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Paris, France

Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la maire de Paris ne cache pas sa colère. Il a même invité la presse, ce vendredi, pour l'exprimer haut et fort. Il parle de" forfaiture", de "trahison", d'un gouvernement qui "manque à sa parole".  La cause? La création d'une police municipale à Paris, retoquée par le Sénat la semaine dernière et par les députés, ce jeudi. Pour le premier adjoint, pas de doute, "il s'agit là d'une manoeuvre politicienne, orchestrée par le candidat LREM, Benjamin Griveaux". 

Aligner Paris sur le Droit Commun

En France, toutes les communes ont le droit de créer leur propre police municipale. Sauf Paris! En matière de sécurité, la capitale est régie par un statut spécifique, qui limite les pouvoirs de police du maire et consacre le rôle prédominant de la Préfecture de Police. D'où le besoin de modifier la loi. La municipalité comptait donc sur l'adoption d'amendement, par le Parlement, pour pouvoir installer sa propre police. Le projet d'Anne Hidalgo étant de faire passer au statut de policiers municipaux, les agents de sécurité de la ville, avec par exemple, la possibilité, pour eux, d'effectuer des contrôles d'identité, impossibles pour l'instant. 

Tous d'accord pour une police municipale

L'amendement était porté par la députée socialiste de Paris, George-Pau Langevin, dans le cadre de l'examen de la loi "Engagement et proximité".  Il était soutenu par les Républicains, les socialistes et même les deux candidats marcheurs, Cédric Villani et Pierre-Yves Bournazel. Mais, pour le ministre chargé des collectivités territoriales, Sébastien Lecornu, le sujet était trop lourd pour être adopté grâce à un simple amendement. De son côté, le candidat LREM, Benjamin Griveaux, s'était également prononcé, ces dernières semaines pour une police municipale, dont il avait précisé qu'il la voulait armée et bien formée. 

Guerre des polices et bataille municipale

Pour le premier adjoint, Emmanuel Grégoire, ce serait le candidat Benjamin Griveaux, qui aurait orchestré la manoeuvre : "c'est grave et irresponsable" dénonce-t-il, _de faire passer des tactiques politiciennes et électoralistes, avant la sécurité des parisiens".  _Pour lui, le gouvernement s'est mis au service de Benjamin Griveaux et d'expliquer que tout cela ne fait que faire perdre du temps, alors que, depuis les attentats de 2015, la police nationale est extrêmement sollicitée et qu'une police municipale à Paris, pourrait la décharger de certaines de ses missions. 

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