Politique

Protocoles d'accord... et de désaccord au SMTC !

Par Laurent Gallien, France Bleu Isère vendredi 16 octobre 2015 à 13:19

Y. Mongaburu et J.C. Peyrin au SMTC
Y. Mongaburu et J.C. Peyrin au SMTC © Radio France - Laurent Gallien

Il s'agissait ce jeudi au conseil du Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) de la métropole grenobloise (38), de se pencher sur deux "protocoles d'accords" concernant la pollution et le financement du syndicat. Deux protocoles et deux débats bien différents.

Quatre points à l'ordre du jour. Mais quels points! Ce jeudi le Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) de l'agglomération grenobloise a connu une séance très importante par le contenu de deux protocoles d'accords.

"Un accord historique" (Yann Mongaburu, président du SMTC)

Il y a d'abord cet accord financier qui met fin à une crise née en 2013-2014 et qui a bien failli sonner le glas du syndicat et de toute la structure des transports grenoblois : le département, la Métro et le SMTC se sont entendus sur un nouveau mode de financement qui permet au Conseil départemental de se mettre un peu en retrait et au syndicat de diminuer conséquemment sa dette.

En janvier, un accord avait finalement été trouvé sur une participation dégressive du département au SMTC, permettant de ramener la participation à 10 millions d'euros en 2019. Mais cet accord ne réglait pas la question de la dette. Alors la nouvelle majorité départementale (de droite) sortie des urnes en mars avait décidé de reprendre le dossier.

15,75 millions d'euros par an pendant 10 ans

Finalement 315 millions d'euros de dette du SMTC - pour des investissements qui sont considérés comme n'étaint pas liés directement aux transports mais à des aménagements de voiries autour des lignes de tramways - vont être payés par le département et la Métro, à hauteur chacun de 15 millions 750 mille euros par an pendant 10 ans. 

"La pérennité du SMTC est assurée" se réjouit Jean-Pierre Barbier, le président (Les Républicains) du Conseil départemental. Pour le président (EELV) du SMTC, Yann Mongaburu, "c'est un accord historique"

étro, département et SMTC devraient bientôt exposer leur vision "commune" de l'avenir du syndicat, et notamment la volonté de voir la politique de transports commune s'élargir aux voisins du Pays Voironnais et du Grésivaudan. Lors d'un prochain conseil, le syndicat procédera lui à une modification statutaire qui traduira cette évolution financière.

Côté qualité de l'air la discussion est plus compliquée

Trouvé sur la question des finances, le consensus est loin d'être là concernant les futures mesures à mettre en oeuvre pour limiter les pics de pollution sur l'agglomération. On le sait, les écologistes et notamment le président du SMTC Yann Mongaburu, souhaitent aller rapidement vers un système de restriction de circulation basée sur le caractère plus ou moins polluants des véhicules et les futures vignettes colorées. Un système qui devra le plus possible, pour être efficace, anticiper les pics et être accompagné de mesures incitatives de rabattement sur les transports en commun.

"Ce que je critique c'est la méthode Mongaburu" Jean-Claude Peyrin (Les Républicains)

Tout ceci, ou presque, est prêt à être mis en œuvre estime le SMTC, qui présentait dès ce jeudi un protocole d'accord auquel les élus de droite se sont opposés. Question de méthode. Explications...

La qualité de l'air divise le SMTC

Le protocole de la discorde - Radio France
Le protocole de la discorde © Radio France - Laurent Gallien