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Pyrénées-Atlantiques : la droite et le centre voient le département à portée de majorité

Les formations de droite et du centre ont fait l'union dès le premier tour des départementales dans les Pyrénées-Atlantiques. Arrivées en tête dans 19 cantons sur 27, elles estiment que la dynamique de la victoire va jouer en leur faveur face à une gauche divisée.

Pour le deuxième tour de dimanche, la droite possède plusieurs milliers de voix d'avance
Pour le deuxième tour de dimanche, la droite possède plusieurs milliers de voix d'avance © Radio France - Jean-Baptiste GÉRARD

L'arithmétique, ça ne rime pas avec la politique, avertissent tous les responsables politiques. À l'issue du premier tour, dans les 27 cantons des Pyrénées-Atlantiques, les binômes de la droite et du centre possèdent plusieurs milliers de voix d'avance sur ceux classés à gauche. Il faut dire que les centristes, LREM, MoDem, UDI, Les Républicains... ils ont fait bloc dès le premier tour des élections sous l'étiquette "Forces 64" de la majorité départementale. Résultat : ils sont en tête dans 19 cantons sur 27, une confortable majorité. Mais pour le second tour la gauche cherche à jouer l'union.

Nicolas Patriarche, Max Brisson, Claude Olive (Les Républicains), Jean-Jacques Lasserre (MoDem) lors de la présentation des candidatures
Nicolas Patriarche, Max Brisson, Claude Olive (Les Républicains), Jean-Jacques Lasserre (MoDem) lors de la présentation des candidatures © Radio France - Bixente Vrignon

Une logique politique

La plupart des candidats sous cette étiquette ne sont pas encartés, mais les partis sont bien présents. Pour le sénateur Max Brisson (Les Républicains) et candidat à Biarritz, la majorité peut être confiante, il se base sur une logique politique qui fait qu'on remonte très difficilement sur un candidat qui a réalisé plus de 40% des voix au premier tour. 

"Le département restera à droite parce que nous avons fait une union solide dès le premier tour, déclare-t-il, à la différence de la gauche qui fait du rafistolage de second tour après s'être divisée. Je suis confiant parce qu'on a eu de bons résultats de premier tour, et je pense que les électeurs vont confirmer, et même amplifier la majorité départementale _qui a un bilan et un projet fabriqués ensemble. Il y a un vrai clivage avec les socialistes nous ne pensons pas la même chose. Quand il s'agit de financer les collèges privés de Seaska ou de l'enseignement catholique, les socialistes au parlement de Navarre (siège du conseil départemental à Pau) votent contre !_ ".

Place de la gare au Boucau, canton de Bayonne 2 où le duel sera serré
Place de la gare au Boucau, canton de Bayonne 2 où le duel sera serré © Radio France - Bixente Vrignon

Pour quelques poignées de voix

Une alliance "Forces 64" confiante mais pas sereine pour autant. Certes, quelques binômes de droite ont dépassé les 50% au premier tour, mais pour d'autres, à Bayonne comme à Pau, l'élection va se jouer dans un mouchoir de poche, reconnait Olivier Alleman (LREM). Et l'abstention historique - 62% dans le département, plus de 70% dans certains bureaux de vote - pourrait bien fausser les cartes, reconnait le président du conseil départemental, Jean-Jacques Lasserre : "Les élections ne sont jamais gagnées d'avance, y'a tellement d'inconnues, la principale étant le niveau d'abstention."

Et pour Olivier Alleman, le responsable La République En Marche : "Évidemment sur Bayonne et Pau ça se joue à quelques dizaines de voix, mais on a eu une semaine pour convaincre que notre vision elle est partagée au-delà des clivages politiques. Quand on parle de transition écologique, d'accès pour tous au collège, qu'il soit public, privé ou bascophone, tout ça c'est des valeurs qu'on porte et qui sont au-delà des clivages politiques", mais il concède que "la majorité, elle n'est pas acquise, on le voit bien, il y a un certain nombre de cantons où ça va se jouer à très, très peu de voix".

D'autant qu'à Bayonne, comme au Boucau, se joue un troisième tour des élections municipales. Au Boucau, un recours est pendant devant le Conseil d'Etat pour faire annuler l'élection et la victoire d'un binôme de gauche les placerait dans une position idéale pour une future élection municipale partielle. A Bayonne, les deux binômes sortants sont socialistes à Bayonne 2 et Bayonne 3. La majorité municipale affiche clairement son objectif : conforter sa place et éliminer la tête de liste de la gauche départementale, Henri Etcheto (PS, Bayonne 3).

Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques.
Jean-Jacques Lasserre, président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques. © Radio France - Stéphane Garcia

La recette de l'union

La droite et le centre s'affrontent aux régionales, mais dans le département, "un rassemblement, c'est toujours autour d'un homme et d'un projet" remarque Olivier Alleman. Cet homme, c'est le président MoDem du département, 77 ans ancien sénateur, Jean-Jacques Lasserre, qui a réussi à fédérer. Il est la cible de toutes les critiques des binômes de gauche, qui l'accusent d'avoir mis à mal le système de protection sociale du département, argument balayé d'un revers de main : "_La gauche, elle se raccroche à ce qu'elle peut_. Ce qu'elle dit en matière de social c'est totalement faux, nous faisons beaucoup mieux qu'elle. c'est beaucoup plus adapté. On a relooké tous nos dispositifs, nous jouons le partenariat; la gauche ferait mieux de travailler plutôt que de s'arc-bouter sur des slogans désuets".

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