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Politique

Grand débat national : que changerait la reconnaissance du vote blanc ?

lundi 14 janvier 2019 à 18:12 Par Sébastien Garnier, France Bleu Hérault

La reconnaissance du vote blanc est l'une des 34 propositions du Grand débat. Depuis les années 1980, le nombre de votes blancs augmente régulièrement. Que se passerait-il si on les prenait vraiment en compte? Illustration avec la présidentielle et les départementales dans l'Hérault.

Tag sur le vote blanc (photo d'illustration)
Tag sur le vote blanc (photo d'illustration) © Maxppp -

Hérault, France

Le Grand débat national s'ouvre ce mardi. Le chef de l'État a adressé aux Français une lettre dans laquelle il liste les thèmes et questions qu'il souhaite voir développés. Parmi ces questions, il y en a une qui concerne la reconnaissance du vote blanc. Les bulletins blancs et nuls ont longtemps été traités de la même façon. Mais les choses ont changé depuis la loi du 21 février 2014. Désormais, les bulletins blancs sont décomptés séparément, mais ne comptent pas comme des suffrages exprimés. Si on les prenait vraiment en compte, qu'est ce que cela changerait ? 

Hollande n'aurait pas eu la majorité absolue en 2012

À la présidentielle de 2017 Emmanuel Macron a obtenu 66 % des voix au second tour  face a Marine le Pen. Si on avait compté les votes blancs (8,5% des votants), le score de macron serait tombé à 60%. Le score étant assez haut, l'incidence est moindre. En revanche en 2012 lors du duel Sarkozy/Hollande, score plus serré 48,3 /51,6  si on avait pris en compte le vote blanc, Hollande serait passé sous la barre des 50 % des voix et n'aurait pas été élu.

Autre exemple, lors des élections départementales de 2015 dans l'Hérault, plus de 23.000 électeurs avaient voté blanc (5,62 %)  plus que le nombre de voix obtenues par EELV,  trois fois le score du Front de Gauche qui a obtenu deux sièges à l'assemblée départementale.

Sur le canton de Castelnau-le-Lez  le binôme socialiste a été élu avec 50,5 % des suffrages  exprimés  soit 200 voix de plus que le binôme de droite. Là encore, en intégrant les 1015 votes blancs du second tour, aucun binôme n'aurait obtenu la majorité absolue  et c'est le cas dans plusieurs cantons.

Dans les rues de Montpellier, nombreux sont les électeurs favorables au vote blanc