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CARTE - Canicule : Météo France maintient 15 départements en vigilance rouge et 53 en orange

Qui sera élu président de la communauté urbaine de Perpignan ? Le suspens reste entier

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Par , France Bleu Roussillon

Trois candidats briguent la présidence de la communauté urbaine, dont l'élection est prévue samedi matin. Le maire de Saint-Estève Robert Vila (LR) fait figure de favori, mais celui de Perpignan Louis Aliot (RN) espère créer la surprise et le maire du Barcarés entend jouer les trouble-fêtes.

Siège de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole
Siège de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole © Maxppp - MICHEL CLEMENTZ

Fraîchement élu maire de Perpignan, Louis Aliot ne compte pas s'arrêter là : il brigue désormais la présidence de la communauté urbaine, une structure qui regroupe 36 communes et 270.000 habitants (soit plus la moitié de la population des Pyrénées-Orientales) et qui assure de nombreuses compétences comme les transports publics, le logement social ou le développement économique.  

Mais la partie est loin d'être gagnée pour Louis Aliot : la victoire de sa liste lors des élections municipales à Perpignan ne lui assure que 31 voix à la communauté urbaine, sur un total de 88. Pour obtenir une majorité absolue lors du vote prévu samedi, Louis Aliot doit donc convaincre 14 élus provenant d'autres communes. Il assure s'y employer depuis plusieurs mois et avoir noué de nombreux contacts. "On y verra beaucoup plus clair après le premier tour", estime le maire de Perpignan. 

Une majorité de maires soutiennent Robert Vila

En face, la résistance s'organise. Réunis ce mardi soir à l’hôtel de ville de Saint-Estève, plus d'une vingtaine de maires, toutes tendances confondues, ont décidé -lors d'un vote à bulletin secret- de se ranger derrière la candidature du maire LR de la commune Robert Vila. En additionnant les voix de toutes ces communes (Canet-en-Roussillon, Villeneuve-de-la-Raho, Pollestres, Bompas, Pezilla, ...), Robert Vila espère obtenir une majorité dés le premier tour de scrutin.

Parmi ceux qui ont décidé de soutenir Robert Vila, se trouvent notamment les neuf élus d'opposition de Perpignan (anciens colistiers du maire sortant Jean-Marc Pujol) ou encore le maire communiste de Cabestany Jean Vila. Alors qu'il envisageait initialement d'être lui aussi candidat, ce dernier préfère aujourd'hui "faire bloc face au Rassemblement national". 

Alain Ferrand dans le rôle d'arbitre ?

Mais une troisième candidature brouille les cartes, celle du maire (divers droite) du Barcarès Alain Ferrand. Ses chances paraissent limitées, même s'il semble pouvoir compter sur le soutien d'une poignée d'élus communautaires. Mais sa candidature pourrait empêcher ses adversaires d'obtenir une majorité absolue lors des  premiers tours de scrutin. "Il se peut qu'Alain Ferrand se retrouve en position d'arbitre", souffle un maire LR. 

À l'approche du vote, le résultat semble d'autant plus incertain qu'un certain nombre de maires (notamment parmi les non-inscrits) n'ont pas dévoilé leurs choix, ou restent volontairement flous sur leurs intentions. 

Si aucun candidat ne recueille la majorité absolue (45 voix) lors des deux premiers tours de scrutin, l'élection du président se ferait alors à la majorité relative.  

Une droite divisée sur la marche à suivre

En cas de victoire de Robert Vila, la nouvelle majorité devra trancher le débat qui fait rage dans ses rangs depuis plusieurs semaines : quel rôle accorder à Louis Aliot dans la gouvernance de la communauté urbaine ? Selon plusieurs sources,  la droite locale est fracturée en deux camps : ceux qui souhaitent associer le maire de Perpignan, et ceux qui veulent le mettre à l'écart. 

"Ce qui serait grave, estime Louis Aliot, c'est qu'il n'y ait aucune vice-présidence attribuée à des élus de Perpignan, et que la ville-centre soit exclue, au prétexte que les électeurs auraient mal voté. Dans ce cas, j'engagerai des procédures juridiques et administratives".

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