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Politique

Qui sont les quatre candidats à la tête du Parti socialiste ?

mercredi 14 mars 2018 à 15:23 - Mis à jour le mercredi 14 mars 2018 à 7:00 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Les militants socialistes vont choisir leur nouveau Premier secrétaire lors d'un vote, ce jeudi 15 et le 29 mars prochains. Quatre candidats sont en lice: les députés Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas, et le député européen Emmanuel Maurel. France Bleu vous dresse leur portrait.

Stéphane le Foll, Emmanuel Maurel, Olivier Faure et Luc Carvounas lors du débat du 7 mars.
Stéphane le Foll, Emmanuel Maurel, Olivier Faure et Luc Carvounas lors du débat du 7 mars. © AFP - GEOFFROY VAN DER HASSELT

Les militants du Parti socialiste sont appelés à choisir leur nouveau Premier secrétaire, ce jeudi 15 mars et le 29 mars. Une élection qui a lieu avant le prochain Congrès du parti, organisé les 7 et 8 avril à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis. Mais qui sont les quatre candidats à la tête du parti ? Voici les portraits de Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas, et Emmanuel Maurel.

Stéphane Le Foll, fidèle de Hollande et favori des sondages

Le député de la Sarthe Stéphane Le Foll, 58 ans, ancien ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement sous le quinquennat de François Hollande, est le plus connu des candidats. Il est de loin le favori des militants dans cette course à la tête du PS. Cet ancien compagnon de route de Hollande, qui s'est toujours distingué par son franc-parler, voit d'ailleurs sa notoriété comme un atout. "Si personne ne vous connaît, vous ne risquez pas d'être entendu", disait-il le 7 mars sur France 2. C'est le candidat qui assume le plus franchement le bilan de l'ancien président, et donc, sans doute aussi celui qui incarne le moins le renouvellement. Il tente néanmoins d'incarner le futur avenir, et assure ne pas être le candidat "du passé" mais celui "de l'avenir".

Olivier Faure, le préféré des élus 

Olivier Faure, 49 ans, député de Seine-et-Marne, est le président du groupe Nouvelle Gauche (ex-parti socialiste) à l'Assemblée. Ce social-démocrate fait figure de favori des élus : c'est lui qui a obtenu le plus de soutiens dans les rangs socialistes, de l'ancien député vallsiste Philippe Doucet au sénateur Jérôme Durain, proche d'Arnaud Montebourg, en passant par la maire de Lille Martine Aubry, Jean-Marc Ayrault ou encore Najat Vallaud-Belkacem. Il a également obtenu le soutien de Pierre Moscovici, commissaire européen et ancien ministre de François Hollande. L'ancien député Jean-Marc Germain est convaincu que seul Olivier Faure pourra "réconcilier les légitimistes et les frondeurs". S'il fait figure de rassembleur, il veut aussi renouveler le PS du "sol au plafond", et estime qu'il faut "tout changer ou mourir", rappelait le JDD le 5 mars.

Emmanuel Maurel, l'aile gauche du parti 

Représentant de l'aile la plus à gauche du parti, l'eurodéputé Emmanuel Maurel, 44 ans, peu connu du grand public, propose un "socialisme décomplexé". Ancien soutien des frondeurs, il avait lutté contre la loi Travail en 2016. Emmanuel Maurel milite pour une "augmentation des salaires et du SMIC", le rétablissement de la hiérarchie des normes, ou encore l'interdiction des licenciements boursiers. "Sortons le maximum de productions de la sphère du profit, encourageons d'autres modèles de dépenses et de consommation, retrouvons le sens du temps long", a-t-il plaidé lors du débat entre les quatre candidats, le 7 mars. Mais il risque de souffrir de l'éparpillement des voix de cette gauche et du départ de nombreux de militants vers Générations, le mouvement de Benoît Hamon. 

Luc Carvounas, le challenger 

Luc Carvounas, 46 ans, député du Val-de-Marne, est également peu connu du grand public. Cet ancien lieutenant de Manuel Valls a coupé les ponts avec son mentor pendant la campagne présidentielle,, pour se rapprocher de Benoît Hamon. Il est ainsi passé de l'aile droite à l'aile gauche du parti. Il apparaît comme le challenger de la course. Il se dit partisan d'une gauche "arc-en-ciel", qui serait une nouvelle version de la gauche plurielle. Il dit vouloir l'union des socialistes puis de la gauche, dans une future "maison commune". Carvounas bénéficie du soutien d'une partie des partisans de Benoît Hamon, et de certains proches d'Arnaud Montebourg. Lors du débat entre les quatre candidats, le 7 mars, il a indiqué qu'entre un candidat La République en marche et un candidat La France insoumise, il voterait clairement pour le second. Il est l'un des rares députés à ne pas avoir voté la confiance au gouvernement en juillet. 

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