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Politique

Ratification du Ceta : les députés de Loire et de Haute-Loire très partagés

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Seuls deux députés de Loire et de Haute-Loire devraient voter en faveur de la ratification de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta) mardi à l'Assemblée nationale.

Manifestation d'opposants au CETA à Strasbourg.
Manifestation d'opposants au CETA à Strasbourg. © Radio France - Olivier Vogel

Après des débats très vifs la semaine dernière à l'Assemblée nationale sur le Ceta, les députés doivent se prononcer mardi sur le traité de libre-échange entre l'Union européennes et le Canada. Le texte supprime notamment les droits de douanes sur 98% des produits échangés entre les deux zones. L'accord s'applique déjà depuis presque deux ans de manière provisoire, et le gouvernement défend un bilan "positif". Mais les inquiétudes du monde agricole et des défenseurs de l'environnement ont aussi gagné ces dernières semaines les parlementaires de la Loire et de la Haute-Loire.

Le contraire de ce qu'on demande à nos agriculteurs" - Isabelle Valentin

Pour les députés Les Républicains de Haute-Loire Jean-Pierre Vigier et Isabelle Valentin, aucun doute : ils voteront contre la ratification de l'accord Ceta, pour des raisons sanitaires et surtout pour défendre les agriculteurs français. "On ne peut pas laisser rentrer de la marchandise sur notre territoire qui ne correspond pas à ce que nous on demande à nos agriculteurs", résume Isabelle Valentin. Elle cite l'exemple de la traçabilité des bêtes, qui se fait "au lot au Canada; c'est tout le contraire de ce qu'on demande à nos agriculteurs", s'emporte la députée. 

Application provisoire depuis presque deux ans

Parmi les nombreux exemples cités par son collègue Jean-Pierre Vigier : "au Canada les farines animales sont autorisées, alors qu'en France elles sont interdites, pareil pour les antibiotiques, ainsi que 46 substances qui sont interdites en France". Les deux élus de Haute-Loire ont d'ailleurs signé une tribune contre l'accord il y a quelques jours dans la presse. Tout comme le député LR de la Loire Dino Cinieri, qui redoute les conséquences de la ratification de l'accord sur l'agriculture française. 

Un accord daté qui pose un problème démocratique" - Régis Juanico

À gauche, le député Génération.s de la Loire Régis Juanico est lui aussi opposé au Ceta. "C'est un accord anachronique, daté, qui ne correspond plus du tout aux attentes de notre planète sur le climat, et d'autre part il pose un sérieux problème démocratique", estime le député. Il rappelle que le Ceta s'applique de manière provisoire depuis plusieurs mois : l'accord de libre-échange a été approuvé en février 2017 par le Parlement européen, et il entré en vigueur de manière provisoire dans sa quasi-totalité en septembre 2017. 

Les députés LREM de la Loire pas tous prêts à soutenir l'accord

Il est évidemment plus facile de voter contre un texte défendu par le gouvernement lorsqu'on est dans l'opposition. Les députés ligériens LREM Jean-Michel Mis et Valeria Faure-Muntian vont voter pour la ratification du Ceta mardi. Ils estiment que les garanties environnementales, sanitaires et climatiques sont suffisantes, "que les normes ne seront pas bafouées", commente Valeria-Faure Muntian. La députée du Gier insiste par ailleurs sur le côté "hyper avantageux pour l'export" de l'accord.

Incohérent d'autoriser l'importation de viande bovine" - Nathalie Sarles

S'ils reconnaissent l'intérêt économique de l'accord de libre-échange mis en avant par leurs collègues, Nathalie Sarles et Julien Borowczyk ont en revanche prévu de s'abstenir mardi à l'Assemblée nationale. La députée LREM du Roannais "prône des changements de mode de consommation pour les produits que nous sommes nous même en capacité de mettre sur le marché avec de hautes exigences de qualité". Elle juge du coup "incohérent d'autoriser l'importation de viande bovine, surtout avec le doute qui subsiste sur l'utilisation de protéines animales". Le député forézien Julien Borowczyk considère lui, qu'"il ne faut pas circonscrire cet accord uniquement sur la partie agricole", et il émet des réserves sur les garanties sanitaires de l'accord. 

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