Politique

Référendum sur l'union de la gauche : le PS se félicite de la victoire du oui, PCF et EELV rejettent l'union

Par Julien Baldacchino, France Bleu lundi 19 octobre 2015 à 7:47

Jean-Christophe Cambadélis vendredi, au premier jour du référendum
Jean-Christophe Cambadélis vendredi, au premier jour du référendum © Maxppp

Avec plus de 250.000 votants et plus de 90% pour le oui, le référendum organisé par le PS est "un top", selon le premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis dimanche. Malgré ces résultats, ni le parti communiste, ni les écologistes, ne veulent mener front commun au premier tour des régionales.

"C'est le top, pas le flop" : voilà la conclusion de Jean-Christophe Cambadélis dimanche soir après l'annonce des résultats du référendum organisé tout le week-end par le Parti socialiste, sur l'union de la gauche au premier tour des élections régionales.

Plainte pour faux et usage de faux

Entre vendredi et dimanche, il y a eu 251.327 votants, dont 153.027 dans les urnes et 116.300 sur Internet. Et à la question "face à la droite et à l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?", 89,74% des votants se sont exprimés en faveur du oui. "C'est un succès du point de vue de l'organisation, de la participation et de la médiatisation", a déclaré Jean-Christophe Cambadélis.

Pourtant, l'organisation et le déroulement du scrutin ont été marqués par une série de "couacs" : des journalistes ont montré qu'il était possible de voter plusieurs fois avec des adresses e-mail différentes, d'autres blagueurs ont réussi à voter avec un nom fictif. C'est ainsi qu'Emmanuelle Cosse (la secrétaire nationale d'EELV), le journaliste Edwy Plenel, mais aussi Bob Marley ou Lénine, se sont retrouvés sur les listes de votants. Samedi, le PS a annoncé avoir porté plainte pour faux et usage de faux.

Fin de non recevoir

A l'issue du scrutin, le premier secrétaire du PS a annoncé qu'il allait proposer une nouvelle fois une union dès le premier tour aux chefs de file du Parti communiste français (PCF) et d'Europe écologie les Verts (EELV) aux régionales. Avant même la proclamation des résultats, la secrétaire nationale d'EELV Emmanuelle Cosse a opposé une nouvelle fin de non-recevoir à cette proposition, en dénonçant un "coup politique".

Quant à Pierre Laurent, le leader du PCF, il a lui aussi rejeté une nouvelle fois cette union, affirmant que "les gens de gauche veulent se rassembler sur un projet de gauche, et non autour de la politique gouvernementale".