Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Politique

Référendum sur la privatisation d'ADP : c'est parti pour la collecte des signatures

-
Par , France Bleu Paris

Le recueil des signatures pour l'organisation d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) vient de s'ouvrir. 4,7 millions de signatures doivent être recueillies en neuf mois pour que ce référendum puisse voir le jour.

Certains parlementaires ont dénoncé le manque d'ergonomie de la plate-forme en ligne mise en place par le ministère de l'Intérieur
Certains parlementaires ont dénoncé le manque d'ergonomie de la plate-forme en ligne mise en place par le ministère de l'Intérieur - Capture d'écran du site www.referendum.interieur.gouv.fr

Paris, France

La collecte des signatures pour l'organisation d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) a débuté ce jeudi à minuit. Les électeurs ont neuf mois pour se positionner, non pas pour ou contre la privatisation, mais pour ou contre l'organisation d'un référendum sur la question, en reconnaissant le "caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris," comme l'indique la plate-forme mise en place par le Ministère de l'Intérieur.  Cette procédure enclenchée début avril par une proposition de loi déposée par des députés et sénateurs de tout bord, doit recueillir plus de 4,7 millions de signatures, soit 10% du corps électoral, pour que la privatisation d’Aéroports de Paris revienne sur la table des parlementaires.  

Un lancement marqué par plusieurs bugs

Ce jeudi matin, le site destiné à recueillir les soutiens a connu plusieurs bugs. Dès le début de la matinée, plusieurs internautes se sont plaints de problèmes de connexion. Des bugs liés à un problème de paramétrage sur un serveur, a reconnu le ministère de l'Intérieur et résolus aux alentours de 9h. Mais au delà de ces problèmes de serveur, certains internautes rencontrent aussi des difficultés liées aux conditions de recueil du site. Il faut être inscrit sur les listes électorales et indiquer très précisément les noms, prénoms tels qu'ils figurent sur sa carte électorale, pour peu que l'électeur n'ait pas rencontré de problème avec le passage au répertoire électoral unique. Le ministère se donne ensuite cinq jours pour valider le soutien, soutien affiché dans un index consultable sur le site.

Le long chemin vers le RIP

Une fois ces 4,7 millions de signatures recueillies, l'Assemblée et le Sénat auront six mois pour décider d’examiner ou non la proposition de loi déposée par 248 parlementaires qui affirme le caractère de « service public national » des aéroports de Paris. Et ce n'est uniquement si l'une des deux chambres n’examine pas le texte, que le président de la République sera tenu d’organiser un référendum à l'automne 2020.  Cette initiative, qui permet aux oppositions de gauche et de droite de trouver un cheval de bataille commun, fera l'objet d'une soirée de lancement, mercredi 19 juin, à la Bourse du travail de Saint-Denis. L'occasion pour les élus communistes, socialistes, insoumis ou encore Les Républicains d'inviter les citoyens à se saisir d'un enjeu qui allie défense des infrastructures et souveraineté nationale.