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Politique

Référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris : le recueil des signatures commence ce jeudi

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Par , France Bleu, France Bleu Paris

Le recueil des signatures pour tenter d'obtenir la tenue d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroports de Paris a commencé ce jeudi. Les opposants à la privatisation doivent réunir 4,7 millions de signatures pour qu'un scrutin se tienne.

Des militants de La France insoumise collent des affiches pro-référendum à Nantes, mercredi.
Des militants de La France insoumise collent des affiches pro-référendum à Nantes, mercredi. © AFP - Jérémie Lusseau/Hans Lucas

Ils ont neuf mois pour obtenir la tenue d'un référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroports de Paris. Pour que le scrutin ait lieu, les opposants à cette privatisation, décidée par le gouvernement, doivent recueillir au moins 4,7 millions de signatures. La période de recueil de ces signatures a commencé ce jeudi. La décision a été officialisée par un décret paru mercredi au Journal officiel, signé par le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Les initiateurs du RIP doivent donc recueillir en neuf mois, par voie électronique, l'approbation d'au moins 10% du corps électoral, soit plus de 4,7 millions de personnes.

De gros bugs dès le premier jour

Un site internet dédié a été créée pour recueillir les signatures : www.referendum.interieur.gouv.fr. Les signataires peuvent également déposer leurs paraphes physiquement, directement dans les chefs-lieux de canton. Mais dès les premières heures, ce jeudi matin, le site internet était hors service. Dans la matinée, il était en effet impossible de faire aboutir une signature, voire tout simplement impossible de se connecter au site. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se sont plaints de problèmes de connexion à répétition, que le ministère de l'Intérieur a expliqué, notamment, par une panne de serveur, finalement résolue à 9h. Il s'agit donc peut-être d'un nombre trop important de connexions, mais certains députés crient au déni de démocratie.

Le député LFI Alexis Corbière a raconté sur Twitter avoir dû s'y reprendre par trois fois pour se connecter et signer. "Déni de démocratie", a également fustigé dans un tweet le député LR François Cornut-Gentille.

"Le gouvernement veut-il empêcher la participation des citoyens au référendum d'initiative partagée sur la privatisation d'Aéroports de Paris ? Tout le laisse penser", a abondé la fédération PS de Paris.

"Vous vous moquez vraiment de nous, Christophe Castaner !", a lancé de son côté le secrétaire national du PCF Fabien Roussel à l'adresse du ministre de l'Intérieur, chargé de l'organisation de la consultation. "On ne peut pas dire que la Start Up Nation aide beaucoup à la réussite de cette initiative démocratique...", a renchéri sur le même ton le porte-parole du PS Boris Vallaud, l'un des initiateurs du référendum.

Une procédure jamais utilisée en France 

Quelque 250 députés et sénateurs (de La France insoumise aux Républicains, avec le soutien du Rassemblement national) avaient enclenché début avril la procédure de RIP, introduite dans la Constitution en 2008 mais jamais utilisée. Ils s'opposent à la privatisation controversée du groupe aéroportuaire, inscrite dans la loi pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte), adoptée définitivement par le Parlement le 11 avril.

Le Conseil constitutionnel promet de donner régulièrement le nombre de signatures

Le gouvernement avait jusqu'au 15 juin pour mettre en place le dispositif de recueil de signatures. Le Conseil constitutionnel promet de faire régulièrement - "probablement à une fréquence mensuelle" - le décompte des signatures reçues, à partir de début juillet. Passé les neuf mois de rigueur, l'institution aura un mois pour dire si le seuil des 4,7 millions de soutiens a bien été atteint. Le cas échéant, l'Assemblée et le Sénat pourront se saisir de la question de la privatisation d'ADP, faute de quoi une consultation sera organisée.

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