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Politique
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Réforme des retraites : "On a mis la charrue avant les bœufs", selon Kléber Mesquida

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Par , France Bleu Hérault

Alors que de nouvelles manifestations contre la réforme des retraites sont prévues dans l'Hérault, le président du Conseil départemental apporte son soutien aux opposants : "Le gouvernement est allé trop vite. Il doit revenir à la raison et se donner un délai d'un an avec les partenaires sociaux".

Kléber Mesquida, Président socialiste du Conseil Départemental de l'Hérault
Kléber Mesquida, Président socialiste du Conseil Départemental de l'Hérault © Radio France - Stéfane Pocher

Montpellier, France

Les opposants à la réforme des retraites ont un nouveau soutien dans l’Hérault. Celui de Kléber Mesquida. Le président du Conseil départemental sort de sa réserve. Lors de ses vœux à la presse à Béziers, l’élu a dit à France Bleu Hérault, tout le bien qu’il pensait de la méthode utilisée par le gouvernement pour faire passer en force sa réforme. L'élu qui fête l'été prochain, ses 75 ans, est très mesuré dans ses déclarations, mais n'en pense pas moins : "Je vais employer une formule de courtoisie : on a mis la charrue avant les bœufs".

Kléber Mesquida reconnaît que le gouvernement est allé trop vite. Un pas un avant, un pas en arrière.

"Pourquoi ne pas avoir co-construit avec les partenaires sociaux des hypothèses, des études. Montrer l'impact de cette réforme. Ça devenait ensuite une évidence."

"Aujourd'hui, une annonce est faite et puis on dit, provisoirement on retire l'âge pivot. Qu'est-ce que ça veut dire provisoirement ? On a heurté une catégorie de personnes, et une certaine corporation qui, elle-même, est dans l'autofinancement à travers ses propres cotisations".

"Le gouvernement est allé trop vite. Il doit revenir à la raison et se donner un délai d'un an avec les partenaires sociaux''

Sans les nommer, Kléber Mesquida soutient les avocats : "Je ne citerai pas cette caisse-là, mais elle a deux milliards d'euros en caisse. Et on dit à cette profession, on va vous intégrer et on va vous piquer vos deux milliards d'euros. Votre taux de cotisation va passer de 14 % à 28 % et in fine, vous toucherez moins de retraite. Vous ne voulez pas qu'ils soient vent debout."

"C'est vraiment du n'importe quoi. C'est incohérent." 

Le président du Conseil départemental reconnaît cette nécessité de réformer, mais s'interroge sur les fonds généraux déjà apportés : "Réformer est une nécessité. Je le comprends. Mais qu'est devenu le fonds de réserve créé du temps de Lionel Jospin ? Un fonds alimenté par nos cotisations. Aujourd'hui, on se demande où il est passé. Est-ce qu'on s'en sert ? Quels sont les impacts des mesures précédentes ?" 

Alors qu'une nouvelle journée de manifestations est prévue ce jeudi dans l'Hérault, Kléber Mesquida encourage indirectement les opposants. À la question "ont-ils raison de poursuivre leur mouvement ?", le président du Département répond : "Je pense que c'est au gouvernement de siffler la fin, en revenant à la raison et en se disant, on va prendre du temps, on va prendre un an, tout mettre sur la table avec les partenaires sociaux, mesurer toutes les hypothèses".

"Si on co-construit, le gouvernement aura réussi. Mais là, vouloir imposer, réfléchir sans partenariat, c'est incohérent. Il n'y avait pas d'urgence à se précipiter. Sauf à se dire, je fais un coup d'éclat et j'ai un résultat immédiat. Il faut avoir la sagesse et j'insiste sur la formule de co-construire."

Dans l'Hérault, plusieurs rassemblements sont prévus ce jeudi, notamment à 10h place de la mairie à Sète, 10h30 devant la Bourse du travail à Béziers et 10h30 place Zeus à Montpellier.

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